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Mot-clé - veille d opinion

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mercredi, septembre 10 2008

Et si rien ne se dit sur ma marque ?

pour faire suite à mon billet sur l'analyse quanti, je me suis dit qu'il était intéressant d'aborder l'aspect du "bruit" en ligne. En effet, je me souviens que dans une vie antérieure, j'avais eu à réaliser une étude préalable à un dispositif de veille d'opinion, pour une marque de boisson dont personne ne parlait en ligne. C'est cette étude qui a inspiré ce billet.

Une marque doit elle nécessairement générer du bruit en ligne pour réaliser une veille d'opinion?


A mon sens, bien sur que non. Dans le cas des marques à faible potentiel de génération de bruit, l'analyse quantitative ne servira pas à grand chose si ce n'est un indicateur d'évolution. c'est l'analyse qualitative des expressions qui bien sur prend tout son sens dans ce cas là. Si une marque est dans ce cas là, je la considère privilégiée! car le nombre d'expressions restreint permet une analyse fine et pertinente (contrairement à la veille de gros paquets d'expressions qui forment au final des "tendances").

L'état des lieux des opinions en ligne permet très précisément de

  • délimiter précisément les territoires d'expressions (réseaux de blogs, forums, réseaux sociaux...)
  • délimiter les groupes de consommateurs s'intéressant à la marque (et leurs liens entre eux s'il y en a)
  • comprendre toutes les problématiques liées à la marque (produit, service, SAV, service client, fonctionnement, prix, garantie)
  • connaitre la perception de la marque auprès des consommateurs
  • connaitre l'utilisation de la marque dans les discours des consommateurs
  • évaluer l'attachement à la marque selon les publics
  • évaluer le potentiel de bruit de la marque

L'état des lieux ne se résume donc pas à une étude quantitative du bruit généré par la marque, il faut comprendre les territoires et problématiques qui lui sont liées. je pense plus précisément, qu'il vaut mieux découvrir à propos de sa marque, 5 blogs de qualité, qu'une centaine de piètre qualité éditoriale. de même, un seul forum où se tisse une communauté active autours de la marque, a bien plus de valeur que 100 citations de blogs éparpillées dans la webosphère.

Le peu de bruit généré par la marque n'est pas un critère valable pour se passer d'une veille des expressions en ligne

la veille d'opinion en elle-même pour ces types de marques permet de:

  • pouvoir anticiper un éventuel buzz (positif ou négatif)
  • pouvoir réagir à un avis de consommateur/ client mécontent
  • surtout s'il est un internaute d'"autorité" parmi sa communauté
  • veiller les communautés spécifiquement formées autour de la marque
  • détecter les signaux faibles en quelque sorte
  • connaitre ses internautes
  • entretenir une relation privilégiée avec eux

Aucune marque, aucune personnalité, n'est à l'abri d'un pic d'expressions en ligne. A cause d'un billet critique, d'un témoignage, d'une vidéo ou d'une photo en ligne, la goutte d'eau peut se transformer en raz de marée qu'on ne peut plus contenir une fois initié. C'est pour cela qu'une veille préventive permet d'être alerté du moindre message à risque et de pouvoir réagir rapidement. de même, la connaissance des communautés permet une adaptation des discours et une communication en ligne bien plus adaptée, + pertinente et donc plus performante. même si la marque ne génère que très peu de bruit en ligne, il est utile, voir indispensable d'initier une démarche de veille en ligne afin de connaitre au plus près cette caisse de résonance qu'est le web.

Enfin, les avantages d'une veille d'opinion sur des marques peu présentes en ligne sont nombreux:

  • vous pouvez aussi tirer profit d'une veille d'opinion sectorielle par exemple.
  • vous pouvez occuper l'espace avant que des consommateurs ou clients mécontents s'en chargent à votre place
  • vous pouvez initier un dialogue privilégié avec vos clients/ parties prenantes
  • vous pouvez mettre en place cette veille avec un petit budget, en très peu de temps
  • vous pouvez donner de nouvelles perspectives à vos stratégies internet
  • vous pouvez connaitre mieux les attentes de vos addicted et ainsi répondre au mieux à leur besoins, ils sont vos ambassadeurs en ligne
***

j'espère que ces quelques lignes un jour convaincront les décideurs que la veille d'opinion n'est pas une discipline réservée à la téléphonie ou à la politique. La veille d'opinion n'est pas non plus la veille des courbes de buzz. Selon moi, tous les domaines, tous les produits et services sont concernés. et les marques qui génèrent peu de bruit en ligne sont l'objet de veilles tout aussi passionnantes et enrichissantes que les marques à fort potentiel de bruit. Les quelques expressions trouvées peuvent être aussi enrichissantes que les tonnes de reprises en ligne de billets identiques. Il faut dépasser l'analyse quantitative pour se pencher sur le qualitatif.

veille d'opinion: quanti/ quali: quelle analyse privilegier? (surement 1/2)

La veille d'opinion porte sur l'analyse des informations présentes sur les espaces dits "sociaux", ou du moin "interactifs". ce type de veille s'interesse donc particulièrement aux commentaires d'articles/ de billets blogs, au nombre de votes d'une vidéos, au positionnement dans les moteurs de recherches, et à d'autres indicateurs dont je parlerais prochainement. on peut donc dire que la veille d'opinion en ligne, c'est la veille des informations "dynamiques" (à la différence d'une veille web qui s'effectue sur les sites web et qui ne propose pas d'interaction avec les internautes.

La cellule de veille collecte, analyse, diffuse les infos. Outre la collecte d'information et leurs diffusion, je souhaitais m'attarder un petit peu sur l'analyse. (la collecte et la diffusion sont certes aussi des savoirs faire tout aussi intéréssants que l'analyse).
mais dans ce billet, c est l'analyse qui nous intéresse.

Il y a donc deux sortes d'analyses d'informations en veille d 'opinion: l'analyse qualitative et l'analyse quantitative. Pour? contre? mieux ? pire? vaste question.

Analyse quantitative: l'analyse quantitative consiste à rendre compte avec des données numérique de l'activité du web.
Ces données peuvent être le nombre de commentaires, nombre de lecture d'un billet, nombre de blogs parlant du sujet, nombre de vue de la vidéo etc. les cellules de veillent mettent aussi souvent en place des indicateurs, qui sont des équations entre ces différents chiffres (par exemple, des indicateurs d'activités, des indicateurs de buzz, des indicateurs de pénétration de l'information, etc.).

ces indicateurs quantitatifs sont très utiles pour pouvoir rendre compte sur le moyen/long terme de l'évolution d'une problématique en ligne. car ces indicateurs doivent bien souvent (toujours) être corrélés entre eux pour qu'ils puissent donner de l'intelligence aux chiffres. sans référence antérieure, les indicateurs ne peuvent faire preuve de HVA.

L'autre intérêt des indicateurs, c 'est que "ça" parle à tout le monde. tout le monde voit (sur une courbe par exemple) que ça monte, ça baisse, ça remonte, ça dégringole (etc) en un coup d'oeil.
Les indicateurs sont aussi très pratiques pour les veilleurs parce que les chiffres ne s'inventent pas (au pire ils se calculent), donc nous n'avons pas beaucoup à réfléchir. un chiffre c est un chiffre et puis c est tout. (On réfléchit quand même en amont pour élaborer les indicateurs pertinents à surveiller, ceux à mettre à jours, ceux à mettre en place etc). la mise en place d'indicateurs est d'ailleurs un point du métier tout à fait passionnant car les indicateurs doivent être pérennes, être intelligents, parler au client, etc.
En plus on fait des beaux schémas, des belles courbes, des camemberts, des cônes, des tableaux croisés dynamiques, on met de la couleurs, on s'éclate quoi. on rend les chiffres intelligents, intelligibles, pour le lecteur. bref, un boulot sympa.

Attention avec l'analyse quantitative tout de même, parce qu'elle peut être trompeuse. En effet, on peut penser que si une information fait beaucoup de bruit, c'est positif = biiiip. C'est pas vrai (et non!). Donc en veille d'opinion, ce qui fait du bruit n'est pas forcement positif. le buzz peut être positif, mais il peut etre aussi négatif.Le "bruit",lui, (en fait, le fait qu'on parle d'une marque) n'est pas forcément un buzz, et donc pas forcément positif (vous suivez?!)

Donc, il serait dangereux de présenter la veille d'opinion comme "on parle beaucoup de vous en ligne, c est bien" et "on parle pas beaucoup de vous en ligne, c est pas très bien".
Pourquoi est-ce un danger? parce que que ce qui compte c 'est ce qu'on dit sur vous! en quels termes vous êtes cités, qui parle de vous, dans quel blog/vidéo, etc. Donc le quantitatif ,'a pas de sens sans analyse qualitative.

pour représenter l'analyse quantitative, et la mettre en valeur, il faut qu'elle suscite l'intérêt du lecteur, l'intérêt qui va lui donner envie d'aller voir plus loin, d'aller lire le quali!
Parce que oui, souvent, les schémas représentent instinctivement l'information, nous pouvons en déduire des informations assez décalées de la réalité. Alors qu'en fait, pour certaines marques et certains services, le fait qu'on ne parle pas d'eux en ligne pourrait être assez positif. Donc il faudrait éviter au lecteur de la veille les conclusions hâtives. Et pour cela, on peut par exemple éviter de représenter une courbe descendante en rouge, un buzz en vert, un blog d'autorité en fluo (et les autres en gris) etc. mais surtout donc il faut amener le lecteur à mieux comprendre la note de veille et ces indicateurs numériques. Il faut les valider ensemble et s'assurer de l'intelligence des signes et des couleurs pour les deux parties (en gros, s'assurer que pour tout le monde, buzz n'est pas égal à positif (erreur majeure)


Voila, pour ne pas faire de billets trop long (et donc rébarbatifs), je vais m'arrêter là pour cette analyse quantitative et ferai l'analyse qualitative demain (ou un autre jour selon le travail).

ce qu'il faut retenir:en veille d'opinion, l'analyse quantitative est indispensable dans la mesure ou elle permet un suivi intelligible de l'activité des opinions en ligne. cependant, elle doit être utilisée avec intelligence car le nombre d'expressions en ligne ne peut en aucun cas signifier une information en elle même.

Que pensez vous des analyses quanti? selon vous , est ce posible d'établir des rapports de veille uniquement quanti?

lundi, août 4 2008

gouloupam bidiboum palam

Aperçu de quelques réflexions d'hier et d'aujourd'hui

»» il y a quelques semaines je me suis mise à twitter, j'ai déjà pas mal à dire sur ce média, mais je vais attendre un peu avant de vous livrer mes impressions. ceci dit , juste quelques premières impressions:
- je me demande qui peut s'intéresser à mes remarques
- donc je ne twitte pas beaucoup
- en réalité je n'ai pas vraiment trouvé de communauté en veille 2.0,
- n'hésitez donc pas à me follower et je vous followerai si ca vous intéresse !
- bon sinon je trouve ça très sympa, mais je détaillerai + tard
- ok j'ai pas twitté depuis des semaines, mais je regarde les autres faire


»» il y a quelques semaines, je me demandais comment pouvait mourir un blog ... pendant que la blogosphère autopsiait le cadavre, je me suis demandé comment j'allais traiter le sujet
- un blog qui demeure en ligne peut-il être mort?
- un blog capable de continuer à recevoir des commentaires peut-il être mort?
- un blog qui continue d'être linké peut il être mort?
- un blog maintenu dans le cache de google est-il mort?
- mais y a-t-il une différence entre "mort" et "qui n'est plus à jour"??
pour ceux qui suivent ce blog, vous l'aurez deviné, en veille d'opinion, un blog n'est jamais mort, tant qu'il est en ligne! un nouveau commentaire, un lien pointant vers un vieil article peut remettre un billet sur le devant de la scène et susciter un regain d'intérêt pour le blog.!... (facile) rien d'exceptionnel donc

»» Il y a quelques semaines, je me suis mise à la recherche d'un appartement à louer pour le mois de septembre.
- tous ceux qui cherchent un appart' font de la veille
- les alertes mails mettent tout de même 3 à 4 minutes avant d'arriver dans la boîte, ce n'est pas très performant je trouve
- du coup "c'est déjà loué"
- on a donc des alertes avendrealouer, seloger, pap, logi-immo, refleximmo, foncia, locare, century....
- mais très peu de sites proposent des flux rss des requetes
- il faut réceptionner, traiter, synthétiser, analyser, appeler, visiter ....il faut être proactif c'est de la veille pure et dure
- donc je tente l'improbable......:-)..... cherche 2/3 pièces, 50 m² dans le 17ème (m° rome de pref), prix d'ami-veilleurs appréciés.....merci ... ;-)


à bientôt!

Flux RSS: quand la technique de diffusion devient l'information

Le flux RSS est une sujet qui a maintes fois été abordé en ligne, notamment par des spécialistes, avec un livre blanc, un large billet de blog de klogfr, et un produit d'info de ecolebibdoc, qui traitent très bien tous trois du sujet sous des angles différents.
c'est un sujet qui allie technique et méthode de veille. Au quotidien, j'ai pu constater que le flux est une technologie forte en terme de push d'information, mais que la force du flux réside davantage dans son traitement informationnel.

»» Le lecteur de flux: une base pour une surveillance globale...
Qui dit flux dit lecteur de flux. c'est souvent la première étape (qui ne devra pas rester la dernière) de la mise en place d'une surveillance par flux RSS. la page dédiée permet en un coup d'œil d'accéder aux informations de plusieurs sites. Sur cette page les informations sont "poussées" (mode push) et "capitalisées". c'est le meilleur moyen de tirer parti d'une surveillance globale, ou thématique d'un sujet

  • l'information nous est effectivement poussée (push) sur la plateforme. (par ex. une page netvibes, igoogle, etc, voir klogfr)
  • Nous avons accès aux titres, et même aux news parfois sans avoir à aller sur le site concerné
  • Nous pouvons "surveiller", c'est à dire "observer attentivement", "être attentif" à ce que publient les sources que nous avons choisies


»» les flux: un manque de maniabilité
Cependant, nous sommes tributaires des flux mis à notre disposition. en effet, nous ne choisissons pas les informations constituantes des flux. c'est la source qui les propose, en attribuant des news au flux correspondants. Ainsi, les flux d'information à disposition peuvent ne pas correspondre tout à fait à nos attentes.

De même, la catégorisation des flux peut ne pas nous convenir, et l'addition des flux qui en résulte, peut très rapidement provoquer une abondance d'information alors difficile à lire. Il faudra donc travailler sur la quantité de flux.
Mais il faudra également considérer quelques "défauts" de flux que j'ai pu constater:''

  • un flux ne comprend pas toujours tout le billet; ainsi des allusions ou de mentions peuvent nous échapper
  • un flux n'est pas toujours "normé" et se révèle parfois illisible (i.e. le flux indique le corps du texte à la place du titre etc (cf flux de blogsearch)...)
  • un flux n'est qu'un flux d'information et l'information, éphémère, disparait lorsqu'elle est remplacée par le "flux" continuel des news. Retrouver une information non sauvegardée relève parfois de la recherche d"information pure et dure.
  • un flux d'information est dépendant d'un émetteur


»» Des outils annexes pour révéler la pertinence des flux

Il est utile donc de traiter le flux avec des outils qui vont permettre de surveiller les éléments qui nous semble pertinents pour notre problématique précise.
voici quelques outils qui m'ont été utiles pour gérer une veille performante par RSS:

  • Xfruits de Ruiz pour recevoir par mail les flux, pour les agréger, les combiner, les publier.....
  • yahoo pipes pour combiner les flux et les intégrer dans une démarche de veille précise et complexe, en déterminer des filtres de publication
  • un crawler pour la détection de mots clés contenus dans les flux
  • etc.etc.


A noter que les problématiques, les sources utilisées, les outputs voulus, doivent être étudiés afin de choisir des outils annexes pertinents. Il existe de nombreux outils qui permettent de "façonner" vos flux à votre envie, notamment ponysh que j'apprécie utiliser pour créer un flux lorsqu'un site n'en propose pas. A mon sens, le meilleur moyen de trouver les outils qui correspondent le mieux à vos thématique est de faire une recherche sur outils froids. et ainsi de créer le flux qui correspond le mieux aux destinataires des informations.

Ainsi, il est nécessaire de créer, construire, améliorer, personnaliser les flux rss des veilles pour éliminer le bruit et que l'information soit toujours plus pertinente, efficace, et sur-mesure.

***


Dans quelle mesure les lecteurs de flux peuvent-ils être utiles pour une veille?
Les flux RSS participent à une bonne veille thématique mais ils en suffisent pas à la personnalisation des sources et à l'appropriation d'un sujet. Ils doivent impérativement se combiner avec d'autres techniques et outils, appropriés à la problématique précise. En effet, les flux rss ne sont pas simplement diffusion, mais ils sont informations. Et qui dit information dit traitement...

jeudi, juin 26 2008

veilleur d'opinion...metier à part entiere

billet datant du 26 juin et que je retrouve par hasard dans mon dotclear...voici un brouillon de billet authentique ! inédit ! un plan des mes idées sur ce métiers, que je publie tel quel, sans y retoucher parce que c 'est ça aussi la magie du web ! publié ce 10 juillet 2008

constat:

  • la veille d'opinion est un métier à part entière
  • qui a développé ses outils logiciels
  • qui développe donc sa propre R&D
  • qui nécessite une analyse spécifique des informations
  • et mise en contexte indispensable des données

elle développe ses propres indicateurs (e-réputation, buzz, influenceurs, participation...)

  • des indicateurs spécifiques à la veille d'opinion
  • des méthodes évolutives suivant le web

elle est à la croisée de plusieurs métiers:

  • de la veille (automatisation, analyse des informations, diffusion)
  • de la communication (image de marque, publicité)
  • du marketing (buzz)
  • de la technologie (logiciels innovants pour les logiciels spécialisés)
  • des nouvelles technologies de comm (blogs forums etc...)

le marché est de + en plus structuré:

  • par des boites dédiées: des boites d'éditions de logiciels spécialisés, des boites de conseils, des boites prestataires
  • par des boites à développement/ département spécifiques: boites de comm, de RP.....

Pour tout dire je ne sais pas pourquoi j'écris ce billet, peut être que je voulais faire un point sur le métier afin de donner une ligne directrice + structurée à ce blog..... chais pas....la richesse du métier surement

(c'est un peu les coulisses du kamablog!)

lundi, juin 16 2008

veille d'opinion et presse en ligne

On pourrait croire que la veille d'opinion en ligne en ce qui concerne les article de presse dans leur version électronique revient à faire une veille de presse automatisée, copié-collable en un fichier pouvant etre lu sur les ordis de nos entreprises. Mais la veille presse avec internet et tous les changements qui s'opèrent est devenue bien + qu'une simple veille presse car elle prend en compte notamment les avis des internautes qui peuvent s'exprimer en commentaires sur ces articles de presse

Avant: lorsque je faisais dans le temps les revues de presse pour une équipe de consultants, il fallait tourner les pages des quotidiens, photocopier les articles, émettre une newsletter etc... cela aboutissait le + souvent à une veille quelque part "statique": les articles étaient figés. Vint le temps ou la veille devint tout-en-ligne: avec factiva et pressed, il n'y avait plus besoin de tourner les pages des journaux, juste de regarder ses alertes mail, les mots clés étaient déjà repérés, il n'y avait plus qu'à qualifier et transférer....
bien sur je ne dis pas que la veille était + facile, plus rapide, ou plus contraignante, c 'était juste différent. une fois le lien et la mise en contexte transmis, le processus de veille était enclenché, la compréhension et l'assimilation de l'information s'opérait entre source et veilleur, ou entre source et consultant. Seulement aujourd'hui , la source n'est plus statique. Le veilleur doit surveiller une source en continue. je m'explique:
avant, les publications d'articles suffisaient à enclencher une alerte, réception, validation, diffusion, capitalisation.
maintenant, la publication reste bien sur un document à analyser, mais elle le reste en continue; l'article peut recevoir des commentaires à tout moment, l'article n'est plus statique.

C'est ce point là que je développe: les commentaires d'articles de presse, comme un renouvellement perpétuel dans le cadre d 'une veille d'opinion.

ce sous titre est peu être un peu exagéré. Mais la forte évolution de la presse en ligne ne nous laisse guère le choix: nous nous devons d'accorder une importance particulière aux commentaires des articles. Ce processus de veille est particulier.

* Toujours garder un œil sur un article: il peut rester "commentable" pendant des années
il est nécessaire d'automatiser la surveillance des commentaires d'un article, et ce à très long terme. en effet, un commentaire peut apparaitre très tardivement, quelques fois des mois ou meme une année après la publication de l'article initial ( peut être plusieurs années, mais je ne suis pas encore tombée sur ce cas extrème). je suis d'ailleurs souvent étonnée des commentaires si tardifs sur telle ou telle polémique. Suivant le sujet, les commentaires "tardifs" concernent des articles qui relatent soit un "problème", une "rébellion des consommateurs" ou encore un sujet politique contesté. Alors on observe plusieurs phénomènes:

- phénomène de "bouteille à la mer": "je suis désespéré, que faut il faire?" en espérant que quelqu'un nous réponde
- phénomène de "ça ne coute rien d'adhérer à vos propos": l' internaute publie un commentaire simplement pour appuyer les propos de l'article, mais sans rien n 'y apporter (souvent le cas lorsque la publication de commentaire n'exige pas d'inscription préalable)
- phénomène du "c'est insensé je ne peux pas laisser passer ça": internaute lis un article qui ne lui plait pas du tout et pris de révolte, exprime son indignation
- phénomène de celui-qui-ne-comprend-pas le concept ou qui n'a pas regardé la date de publication de l'article,lui est à la masse, (et il en faut pour faire une toile). - d'autres phénomènes etc.

* Les commentaires font partie intégrante de l'article: ils doivent être considérés comme éléments constitutifs de l'article
Donc en fait les commentaires sont postés par différents leitmotiv. Ils sont des approfondissements, des avis, des questionnement sur l'article et donc en font partie intégrante. c'est ainsi que l'article n'est plus statique mais vit véritablement le temps. Et ce serait une erreur des les ignorer. Car la veille presse en ligne est devenue veille presse d'opinion en ligne.
Mais tous les journaux n'adoptent pas la même stratégie de publication de commentaires. Certains les modèrent à priori, d'autres à posteriori, certains nécessitent ne inscription, d'autre non. Ainsi, le nombre de commentaire varie avant tout selon le sujet, selon les modalités de publication (inscription, anonymat....). les politiques de commentaires varient selon les journaux et font maintenant partie de la culture du journal en ligne.

* les commentaires jouent-ils sur le positionnement des articles dans les moteurs?
ceci est à vérifier car cela ne semble pas vrai pour tous les journaux, mais il me semble qu'un commentaire publié peut faire "remonter" le positionnement de l'article sur google et blogsearch. Ainsi, il peut remette a gout du jour une certaine actualité. Il peut aussi raviver d'autres commentaires (les premiers commentateurs souvent avertis par mail d'une nouvelle réponse à leurs commentaires) car il invite les lecteurs internautes à s'exprimer de nouveau sur cette problématique. l'invitation à ce débat "en retard" est vrai aussi pour les commentaires des blogs et sur les forums, mais concentrons nous sur la presse qui ne revêt pas cet caractère intrinsèque au format de publication utilisé, contrairement à ses compères blogs, forums, réseaux sociaux etc.
Ainsi, par ce phénomène d'intemporalité, le commentaire, même tout seul peut éveiller des opinions intéressantes.
- Une polémique peut reprendre: un simple commentaire peut en appeler un autre qques mois plus tard, puis un autre, puis un autre....la courbe des discussions peut être très allongée, très "aplatie", et le débat ne pas être vif, mais contribuer ainsi à un débat d'idée qui correspondrait à la longue traine des articles de presse en ligne.
- Un article peut améliorer son positionnement , grâce à l'actualisation de la page web. chaque commentaire provoque en effet une mise à jour de l'article. Ainsi, certains moteurs peuvent considérer que la mise à jour de la page correspond une fréquence de publication, et permet donc à un article de maintenir ou d'améliorer son positionnement. L'article augment donc sa visibilité.

* Mettre en place une veille spécifique pour les commentaires d'articles de presse.
L'article de presse est donc une source particulière qui doit bénéficier d'une surveillance particulière. cette veille contient idéalement:
- une alerte d'un nouveau commentaire (bien sur)
- une alerte d'une nouvelle lecture/ d'un nouveau vote, ou bien de toute modification ou évaluation de l'article si l'article en est doté.
Alors bien sur il est indispensable d'industrialiser cette veille. Si le nombre d'articles à surveiller est < à 5, o peut se contenter d'update scanner, le plugin de firefox, sinon au delà de 5 selon moi, et obligatoirement au delà de 10, il faut utiliser un logiciel performant et réactif à toute sorte de changement de l'article de presse.
l'industrialisation de la surveillance des commentaires d'articles de presse est selon moi le suel moyen de surveiller les ré actualisations des articles et même des problématiques en ligne. (toujours pas trouvé de moteur de recherche de commentaires)

* Particularités principales de ce processus :
- constitution et enrichissement d'un corpus au fur et à mesure de la publication d'articles.
- surveillance rétro- active, avec possibilité de revenir dans les propos d'un article passé (et les idées voire polémiques qu'il peut suggérer)
- veille presse "de base", couplée d'une surveillance accrue et donc automatiser des mises à jour de l'article.
Enfin, nous pouvons dire que la veille de la presse dans son ensemble (fond de l'article + positionnement dans moteurs + prise en compte des commentaires) trouve son efficacité dans le temps!

En Bref:
Il est indispensable d'adapter sa veille d'opinion à tous les supports pouvant être les relais d'expressions des internautes. dans cette optique, la veille d'opinion de la presse est spécifique par son appréhension, son format, la constitution de son corpus dans le temps, son efficacité et donc son dispositif dans l'ensemble. Il est nécessaire d 'étudier au préalable les types d'expressions pouvant se retrouver dans la presse et d'adapter la vaille aux caractéristique des ces expressions ligne.
Comme les autres "veille 2.0", offrant aux internautes la parole, tout sujet est susceptible de se raviver et donne exige une vigilance accrue afin d'être performant dans la détection des signaux faibles et dans l'analyse de ces commentaires.

mercredi, mars 26 2008

veille d'opinion: set up! pour l'Elysée ou pour les autres...

Et oui ce n'est plus un scoop (si ce blog délivrait des scoops ça se saurait), l'Élysée s'est doté d'un veilleur chargé de surveiller la toile, môsieur NP (petit buzz buzz buzz).la plupart des bloggeurs ont déjà traité cette info...mais finalement peu du point de vue professionnel de la veille. Je vous invite à lire le billet de versac, grand professionnel de la veille d'opinion ;-) qui explique très bien les enjeux d'une telle veille sur la toile.

Alors comme ça en vrac, quelques curiosités de veilleur d'opinion sur la mise en place d'un projet comme celui ci :

Quel logiciel?

  • un classique de surveillance: KB Crawl- Digimind- Datops consommateurs- Opinion Tracker?
  • un classique de tendances: RTGI- wasalive-swammer....
  • un outil créé sur mesure? par qui?
  • un outil développé par les services généraux?
  • Bien sur on imagine aisément que les petits outils d'alertes comme pleegs, google Alerts, Trackur et compagnie sont eux aussi utilisés en complément.


Quel prestataire?

  • qui sont les prestataires de l'Elysée sur ce sujet? (si prestatire il y a),
  • peut aider ce service de comm? L'info parait on ne peut plus stratégique....
  • Le service fait il appel à ses services du ministère de l'intérieur? de la défense?
  • Est-il en contact avec les différentes directions de renseignements?
  • Et les services de presse?
  • Capitalisent ils les veilles d'opinion de ces entités?

Quel reporting?

  • un reporting hebdo/mensuel/annuel
  • un reporting d'opinion/ de buzz
  • des indicateurs comparables sur le long terme (4ans)
  • une logique d'alerte en cas de crise bien évidemment!



Quel part au traitement de l'info? On sait que la performance d'une veille se mesure entre autre par le temps passé aux traitement des informations. Et la pertinence du traitement de l'information dépend de la finalité de la veille: analyser? agir + vite? comparer? Les déclarations du post de "tout surveiller" est très subtile carfinalement on ne sait pas à quoi va servir cette veille...!

si stratégie d'exhaustivité des sources: oui, vaste question quand on sait le bruit que génère un tel sujet...

  • collecte 30% du temps, traitement 50%, analyse et reporting 10%
  • ou bien collecte 50%, analyse 40%, reporting 10%

si stratégie de séléction des sources:si la veille se contente de surveiller les influenceurs ou les buzz:

  • collecte 10%, analyse 60%, analyse et reporting 30%



Quel périmètre thématique?

  • E-reputation du président?
  • ...et de sa femme?
  • veille des tendances d'opinion ("cote de popularité on line"?)
  • Sur les sujets d'actualité? les reformes?
  • Sur les relations internationales?
  • etc...

D'autres thèmes pourraient être abordés, comme le périmètre linguistique, le périmètre de compréhension des signaux faibles, la question de la pondération d'une information, de sa visibilité, de son influence, ainsi son "executive"(sa finalité), etc....

toutes ces questions sont partie intégrante de la mise ne place d'un veille d'opinion, du choix du logiciel, au format du reporting. Elles sont autant de paramètres qui aiguisent ma curiosité. La mise en place d'une telle veille est passionnante. J'espère qu'on en saura + dans les semaines, mois et années qui viennent....

lundi, mars 3 2008

La "conso-connection" encore à ses balbutiements

Voici une carte assez sympa illustrant les marques sur une map du monde. dans le contexte politique du pouvoir d'achat, avec les actions signifiantes de Leclerc et Auchan, une carte comme celle ci est plaisante à regarder. les consommateurs ont tellement à dire sur tellement de marques!! ces derniers temps les distributeurs eux- mêmes se sont positionnés comme des portes voix des consommateurs.
On pourrait croire un instant à une confusion des rôles, mais en regardant cette cartographie des marques , on revient sur terre, et non, les desseins et les moyens des deux parties sont radicalement opposés. La carte peut être lue sous différents angles, j'ai choisi de développer l'angle du consommateur: les connections entre consommateurs qui grace au web pourraient à l'avenir rétablir l'équilibre des forces en présence.

la carte représente les "corporate connection" des grandes enseignes, i.e. les liens qui les lient entre elles.

(vue ici, grâce à outils froids) Mais en adoptant un regard de consommateurs, elle illustre aussi:

La conso-connection: (ou la "consumer-connection") Toutes ces marques (ou presque parce que je ne les connais pas toutes et n ai pas fait de recherches sur toutes) font du B2C. Elles sont autant d'occasions de critiques et de mécontentement de la part des consommateurs. J'entend par "conso-connection", les techniques et services qui permettent aux consommateurs de tisser des liens durables entre eux afin de pérenniser leurs actions. Les "connections" sont pour les consommateurs, de nature d'un échange d'information. En effet, les consommateurs n'ont pas les facilités d'accès aux informations pratiques comme économiques, sociales ou financières, comme les grand groupes. Ils ne sont que très peu liés entre eux et "ne font pas le poids" face à de puissantes entreprises, liées entre elles. Car leurs liens sont leurs forces. Les consommateurs n'ont pas, eux, des moyens de se lier comme elles le font. A moins que....

la force du web pour les consommateurs: On remarque que la force de la carte tient aussi sur un fond de carte du monde, représentant les continents. La représentation des éléments sur une carte du monde est elle une mode? je ne sais pas. Mais ces types de carte m'inspirent une force internet sans précédent. le web est bien l'information sans frontières, les relations sans frontières. Les consommateurs nouent des relations également sans frontières...notamment lorsqu'il s'agit de se regrouper afin d'établir une force contre un géant. Les consommateurs internautes utilisent déjà bien sur le média internet pour comparer et s'exprimer, mais que leur manquent-il pour unir, fédérer, associer, partager leurs forces?

La "conso-connection" encore à ses balbutiements : Les adresses de site "boycott-la-marque.com" ou encore "anti-la-marque" ont montré leurs limites. Leurs portées étaient pourtant mondiales. Mais les consommateurs sont très imaginatifs, et des "anti-telle-marque" peuvent se trouver facilement sur facebook (par exemple) fédérant d'autres consommateurs du monde entier. reste à savoir quel impact les actions de ce type provoquent sur l'image de la marque et si ces actions sont constructives et pérennes. les "corporate connection" de cette carte sont des liens forts, encrés dans les cultures des entreprises.



Ainsi, en suivant le modèle de liens développés par les entreprises corporate, les internautes pourraient grâce au web, construire des "conso connection", pérennes et fiables, faisant poids, afin que l'équilibre "consommateurs -entreprises" soient rétabli dans ce monde.

Finalement, on peut dire que cette carte des marques est une illustration poignante de l'exposition des marques sur un internet mondial. La "consom'action" deviendra mondiale grâce à des "conso-connections", rendues désormais possibles...

jeudi, février 21 2008

quel est le comble de ....

....la web réputation? >> réponse: c'est de l'avoir mauvaise.

un petit buzz négatif se déroule depuis ces derniers jours sur la toile, à propos du terme "web réputation", détenue par la société Hington Klarsey qui a déposé le nom de domaine web-reputation.com. je n'ai pas l'habitude de relayer les buzz, mais la je me sens concernée vu que j ai acheté le nom de domaine veilledopinion.fr en début d'année.

Du coup j'ai fait des recherches sur le terme "veille d'opinion" et je crois que c est bon personne ne va me tomber dessus, enfin j espère...(Concurrents, soyez sympa ne m'attaquez pas on pourra s'arranger :-) )

pour retracer l'histoire qui agite la blogosphère, lisez les posts de crise de comm, de guim et bien sur des intéréssés Jacques Froissart, mrboo et Mathilde.

L'histoire est passionnante car une société spécialisée dans la web réputation qui crée autour d'elle un buzz négatif dans la blogosphère est plutôt surprenant.

Si la stratégie à long terme est de montrer que toute web réputation peut être modifiée, ou en tout cas gérée nous pourrons donc bientôt apprécier leur travail....

voici quelques indicateurs d'évaluation de leur travail:

  • plus de mentions de cette histoire dans google, ou au moins pas dans les 20 premiers resultats (c'est pas gagné)
  • que leur site soit au moins référencé dans google avec la requête "webreputation" (toutattaché)
  • que leur site soit placé avant les posts du nouvel obs, de palpitt, de zdnet et O1net, pour les requetes google web reputation


Voila 3 objectifs qui pourront tester le travail de ce cabinet.

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, dit-on....

vendredi, février 8 2008

recherche moteur de recherche de commentaires

je recherche un moteur de recherche de commentaires, et ne le trouve pas! personne n'a encore inventé cela??
je teste cocoment pour suivre mes commentaires laissés sur d'autres blogs, mais il ne me semble pas qu'il recherche spécifiquement dans les commentaires, en mode moteur de recherche.

Je l'imagine comme un prince sur son cheval algorythme blanc: (...)
- il ne recherche que dans les commentaires des blogs mais aussi des sources généralistes comme les journaux en ligne (comme blogsearch) - il integre bien sur les forums et les espaces participatifs - il propose un rss des resultats bien sur! - en gros un outil veille 2.0 dans le fond et dans la forme

Quelqu'un a -t-il des infos à ce sujet??? Quelqu'un veut il bosser dessus? le creer /le programmer? ou tout simplement me le faire partager s'il existe

merci !

>>>>> EDIT: Je n'est pas toujours pas trouvé alors j ai posté mon idée sur cambrian house, je vous tiendrai au courant! N'est ce pas un comble pour le web2 de ne pas pouvoir chercher exclusivement dans les commentaires? Pourquoi ne pas inverser le systeme d'accès à l'information si proche du web 2: du commentaire à l'article?

dimanche, janvier 20 2008

Veille 2.0 ??

J ai recherché auprès de Google comment le terme « veille 2.0 » était utilisé. J’ai dressé une liste des emplois de ce terme. (Seulement 144 résultats chez M’sieur Google en expression exact, c est vraiment tres peu !) Petite synthèse des résultats :

  • On appelle veille 2.0 un système qui permet de surveiller des sources grâce à des outils de lecture ou de gestion de flux rss/ de bookmarking social (digg like, del.ic.us) /de tags (ici, très bon dossier d’étudiants de l’EDB), et (la)
  • On fait aussi de la veille 2.0 lorsqu’on veille des sources 2.0.
  • C’est aussi lorsque l’on fait notre propre veille sur les nouvelles technologies en général... tag et tag
  • Quelques fois la veille 2.0, c est bien plus, c’est se rencontrer en live autour du web 2.0 
  • Parler de « veille web 2 », est plus correct, mais bcp moins fun et moins mode.
  • On fait de la veille 2.0 lorsqu’on surveille les réactions / les opinions des internautes en ligne.

Cette liste donne un aperçu des facettes du métier de veilleur à l’ère du web (2.0)
Ce terme fait état de toutes les dimensions du web, des outils qui aident à la veille, et de la veille d'opinion qui d'intéresse au espaces participartifs, donc web 2.0. La boucle me semble bouclée!

A mon avis, toutes ces utilisations du terme sont bonnes. Les métiers du web suivront sans cesse l’évolution de leur support métier. La veille est un métier qui peut/doit épouser toutes les facettes des espaces qu’elle surveille et s’adapter aux modes et aux mouvements sociologiques. La question qui normalement se pose est « est-ce qu’il faut normaliser ce terme ? » au même titre que le web 2.0 qui fait –encore- débat. La communauté doit elle se mettre d’accord sur ces termes ? Faut-il le définir ce terme? ou l'oublier?

Edit du 28/04: she's done it! retrouver le blog de Marie Mulé sur la veille "avec des vrais morceaux de web 2 dedans"! http://www.veilledeuxzero.fr Longue vie !

mardi, décembre 11 2007

veille d'op'> comm> et réputation

Comme je l'ai déjà suggéré (la), la veille d'opinion est souvent au service des actions de comm', car elle détecte les tendances on line. Et ces actions de comm', que font elles? elles flechissent sur l'opinion, donc sur la réputation...
c'est beau et c'est sur karmaweb, (c'est vieux (2006), mais c 'est juste !)

Your reputation is my story about you. You can’t own this by definition; as soon as you own it, it’s no longer my story about you; it instantly becomes an autobiography instead of a reputation.


mardi, novembre 6 2007

la classe des classements: ouinon

Deux apparitions remarquées ce week end (et c 'est la classe !) le passage d'un reportage au 20h de TF1 sur la veille d'opinion, à retrouver sur le site de Scanblog, et le mini reportage sur Ouinon.net, (dans + clair sur canal+) et sa __cartographie subjective de la blogosphère__.
"Il a toujours été " dans la blogosphere la folie des classements et des statistiques des sites (parce qu etre bien placé, c'est la classe absolue pour un blogueur digne de ce nom) .
Mais je souahite accorder à ce billet un large paragraphe au classement de ouinon, qui à mon avis vaut le détour. La cartographie subjective est un outil qui permet d'appréhender de facon originale les influences des blogs:

- les blogs ne sont pas listés et classés sur cette carte: elle permet à l'esprit de ne pas être figé sur les prmiers résultats. Les cartes heuristiques sont pour cela extraordinaires et indispensables pour le monde d'internet et pour la recherche d'information. Par exemple, les pourcentages de personnes qui ne lisent pas au delà des 3 premiers résultats offerts par google est impressionnant (je n ai plus l étude sour la main....). Donc lorsqu'une information est mal référencée, l'internaute passe à coté (et affine sa requete). Le classement des résultats par google biaise donc la recherche d'information. Par contre, le moteur de recherche Kartoo, par exemple, présente ses résultats par carte et donc permet à l'esprit de ne pas mal appréhender certains résultats de la page. (kartoo a d autres bonnes fonctionnalités, mais celle ci fait sa différence).
- Les blogs, pour plus de précisions sont aussi classés par thèmes et par note, fruit d'un travail de calcul et de notation précis. cette carte tient aussi sa légitimité par le travail manuel qui a demandé à son auteur 30 jours de calculs à raison de 8 heures par jour. Aucun classement n'avait été pour l'heure établi manuellement (si je ne me trompe pas). Alors que sur le web, le travail manuel est légion (il suffit de voir les critiques des classements wikio, criteo, et pire, technorati :-).


A mon avis, ce classement est le plus pertinent à ce jour. De plus il est le seul à affirmer sa subjectivité et à presenter les résultats par carte. Et puis on peut l imprimer et c'est chouette au mur. J'avais réalisé un petit comparatif des classements.. Il a d'autres classements qui se valent aussi , tels Feedburner, (selon le nombre d'abonnés feedburner), bloghorizon, google read, blogométrie, techmeme...

QUEL EST LE PLUS IMPORTANT DANS CES CLASSEMENTS ???

Un des problèmes avec tous ces classements, c 'est bien la subjectivité inhérente à l'algorithme utilisé! Donc on pourrait se dire, bête et méchant que nous sommes, que l on prend tous les lisitings, et la on devrait avoir les 1 000 plus influents de la blogosphère francaise. On pourrait croire à l'objectivité de ce classement final. Mais la somme de subjectivité est bien un résultat subjectif. Le principal est de savoir quelle importance nous accordons à tel ou tel bloguer, à tel ou tel lectorat...es influents ne nous influencent pas tous de la meme facon . (par exemple, personnellement, loic le meur ne m a jamais influencé et je ne lis jamais son blog, alors qu 'il est de tous les classements). et quels sont les liens qui unissent nos influenceurs? (amitié, collegues de boulots, rencontre à des pots de blogueurs, liens affectifs....).alors, Qui s'y met? :-)

jeudi, août 23 2007

veille d'opinion et "consumer-made"

Je recommande vivement cet article sur le consumer made . Il est excellent: il apporte des exemples concret de ce que les consommateurs peuvent apporter aux entreprises.
Des concours d'idées aux améliorations de produits, l'article démontre via le "Cerveau Global", qu'une initiative "consumers" peut etre plus productive qu'1 an de recherche du département R&D. Je pense que cette notion se rapproche du pinko marketing.. ou les entreprises s'inspirent des modèles des consmmateurs pour mieux cibler et communiquer auprès de leur public.
Ces pratiques sont volontaires, elles utilisent des méthodes pour approcher leurs consommateurs dans le but de communiquer au plus proche d'eux et au plus près de leurs préoccupations. Il y a surement d'autres termes pour illustrer ces pratiques ascendantes "consommateurs-entreprises" (d'ou le terme de "consom'acteur') et une veille sociétale ou d'opinion peut (doit?) être le point de départ de ces initiatives.

La veille d'opinion ne doit pas se contenter de regarder, scruter, fouiller. On tire de cette veille des connaissances, qui deviennent sagesses. En effet, je ne pense pas que la veille d'opinion soit une fin en soi. Tout d'abord parce que comme toute veille, l'étude doit favoriser la prise de descision. Il ne faut pas se tromper: on est très tenté de surveiller, juste pour savoir. Et en général, on sait, on connait et on est content.
Mais il serait trop dommage de ne pas utiliser ces connaissances, de ne pas les considérer comme un point de départ d'un action. Et le consumer-made est une action qui semble en découler. Pour aller un peu plus loin, je dirai que la veille d'opinion doit pouvoir engager des initiatives de ce type. La prise en compte d'avis et d'idées semble maintenant indispensable pour une communication stratégique et pour l'image de l'entreprise... avec ou sans la participation active de consommateurs.
Pourrait on alors dire que la veille d' opinion réagit et que le consumer-made pro-agit?

dimanche, août 19 2007

10 prestataires pour vos veilles d'opinions

L'article des Echos du 14/8, intitulé Traqueurs d'opinions sur le Net, me donne l'occasion d'évoquer le marché de la veille d'opinion. J'ai bien sûr trouvé cet article intéressant, mais j'ai l'impression que chaque fois seuls les 3 prestataires "historiques" sont cités. Alors que nous sommes maintenant 10 à mon compteur ! :-) (contrairement à l'article qui estime le nombre de prestataire inférieur "aux doigts d'une main"). 10 qui utilisent les termes "veille" et "opinion" dans leur panel de prestations (Hors agences de buzz, et éditeurs de logiciels spécialisés, qui en réalisent nécessairement aussi). Donc ca fait beaucoup, non?

Parmis ces 10, 4 sont des antennes de grands groupes. Donc plus de la moitié des prestataires sont des pme, voire tpe. Avec notre écoute, notre flexibilité et réactivité qui nous caractérise, je souhaite rendre hommage à ces entrepreneurs qui se sont lancés courageusemment dans ce magnifique pari qu'est la veille d'opinion !
5 entreprises se sont créées depuis 2003... et les articles ne citent que les historiques. c'est bien dommage. Devrions nous nous doter de relations presse? Est-ce une constante sur les marchés des services?

La veille d'opinion est un service innovant (quoiqu'il semble maintenant presque dépassé mais bon 8-) , et il est important de dire que plusieurs entreprises innovantes et tournées vers l'avenir peuvent proposer ce service. Chacune a ses particularités et ses méthodes, et toutes correspondent à un besoin spécifique. J'ai l'impression que la concurrence se développe, mais chacun de ces prestataires a son petit point fort: l'exhaustivité des sources, la méthode employée, le coté relations publiques interactives, le coté non intrusif, et bien d'autres ....Le client doit savoir cibler ses besoins.

La veille d'opinion a aussi son coté stratégique! stratégie dans le choix de son prestataires bien sur (ne pas prendre celui de son concurrent principal) mais aussi stratégie des informations communiquées! (peut etre le prochain article: les infos stratégiques de la veille d'opinion)

Une autre question me taraude depuis qques mois.....combien de temps prendra la veille d'opinion pour se "provinciser" ? ma veille concurrentielle sur la veille d'opinion ne m'a toujours pas donné de réponse: je ne trouve toujours pas de prestataires dans ce pays parisiano-centriste ! donc si vous connaissez des entreprises et vous intéressez à ce marché, je serais ravie de correspondre avec vous!

conclu: marché émergent, marché dynamique, marché stratégique, marché parisien 8-O

lundi, juillet 30 2007

Focus sur la veille de crise d'opinion: "parce qu'anticiper, c'est déjà réagir"

Etablir une veille d'opinion, c'est avant tout savoir quel est l'objectif de la veille: connaitre votre réputation on line, detecter d'éventuelles crises d'opinion, connaitre les sujets qui interessent vos internautes ou bien meme mesurer un buzz. Chacune de ces veilles exigent des ressources et des méthodes spécifiques. Petite synthèse aujourd'hui sur la veille comme outil anticipateur d'une crise, ce que j'appelle "crise d'image", mais peut etre avez vous un terme plus adapté (ou peut être faut il que je le créé?)

objectif: anticiper une crise d'opinion.

exigence: de la rigueur!

Il est indispensable pour une entreprise de veiller aux posts des bloggeurs. En effet, un billet relatant une mésaventure peut provoquer une indignation de la communauté. Gare aux problèmes techniques, aux discriminations, aux indigestions! Comme évoqué ici ,le bouche à oreille fonctionne à merveille lorsqu'il s'agit de mauvaises nouvelles (et on a tous choisi un operateur ou une purée en fonction des vécus de notre entourage). Il faut donc veiller activement pour trouver les informations qui nuisent à votre société. Les grandes sociétés en général sont les plus touchées. On pense bien sur aux opérateurs internet, mais aussi aux banques, aux transports, à l'administration (le secteur publique n'est pas épargné), "et al".

Comment? en reperant les influenceurs ... de votre corps de métier bien sur, mais aussi en surveillant tous les influenceurs (autant que possible!). Car en effet, l'auteur du blog de cuisine peut évoquer sa mésaventure avec son opérateur, avec la SNCF, avec les grèves, ou les manifestations qui lui ont "gachés sa journée". Dans ces cas là, la virulence est de mise. Le blog permet à tous de poster son "coup dur" du moment. Il faut donc être très vigilants au delà de son secteur d'activité.
Mais vouloir surveiller tous les blogs est une utopie. Il est donc indispensable à mon avis de surveiller régulièrement les moteurs de recherche pour anticiper une éventuelle remontée d'information. Pour surveiller les blogs dits "influents", vous pouvez vous aider des multiples classements de bloggeurs, comme ceux de Technorati, Wikio ou Criteo.

Attention! Une crise n'est pas forcémment un buzz. En effet, l'interet des influenceurs, c'est l'audience (au sens large car ce concept se discute) qu'ils génèrent. L'information peut ne pas etre reprise par d'autres blogs, mais des millers de personnes peuvent l'avoir lu. L'essentiel n'est donc pas de savoir ce que les personnes écrivent ou reprennent, mais bien ce qu'elles lisent. Un blog personnel avec peu d'audience a peu de chance de se faire entendre comparé à un blog influent. Ou plutot, le blog influent a plus de chance de se faire entendre qu'un blog non-influent. Un seul post avec 150 commentaires peut avoir plus de poid qu'un buzz...

Quels outils?à vous de voir, selon les compétences, le budget, le périmètre de veille, le service du rattachement de la veille...à l'image du web 2.0, il est difficile de généraliser un tel sujet.

Ne négligez aucune source! les blogs bien sur, mais aussi les wikis, les espaces collaboratifs et publics, les portails d'expressions citoyennes....
Ne négligez aucun format! les vidéos, les podcasts audios, les dessins (animés ou non) . Il serait en effet dommage de mettre en place un tel dispositif et qu'un "moustique" vous échappe...et vous pique ("un webopic"?)

D'un point de vue traitement de l'info, la pro activité et la rapidité de transmission sont les maitres-mots. Ces deux capacités feront apparaitre la performance de votre service de communication ou de relations publiques.


Si ce billet vous plait, vous pouvez me laisser un commentaire. Je souhaite donner des pistes de refléxions et de conseils techniques pour ces types de veilles, et réfléchi déjà au prochain billet (sur la réputation on line, sur la veille concurrentielle à travers le web 2? qu 'en pensez vous?)

lundi, juillet 23 2007

the secrets of WOMM (Word-Of-Mouth Marketing) 1/4

"I heard it's a great book...." C'est Fred d'OTO qui a déposé ce bouquin pour moi un matin....240 pages? en anglais? meme pas peur...! Je me suis donc lancée dans la lecture de ce bouquin de Georges Silverman, et j'ai décidé de résumer petit à petit mes impressions. Premier round: the big introduction et les niveaux du WOM....

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mercredi, juillet 11 2007

typologies de buzz

Ce qui me plait dans la veille d'opinion et le buzz marketing, c'est l'analyse de buzz (et des rumeurs bien sur)... qui a lancé cette info? qui la reprend? quelle est le chemin de vie d'un buzz? pourquoi se répand il et comment? par qui passe-t-il? forcement par des influenceurs? qui verifie la source de la source avant de divulger l'information? Dans ce billet, j'expose les 3 sortes de buzz auxquelles j'ai été confrontée, et qui m'ont passionnées...

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jeudi, juillet 5 2007

réflexion sur les sources de veille d'opinion

En veille d'opinion, et face à l'abondance des sources sur le net, je me pose quelques questions sur les sources à analyser .Deux solutions:

  • Veille la plus exhaustive possible: pas de sources prédeterminée, on prend tout grace à des moteurs
  • Veille uniquement sur les influenceurs: des sources prédeterminées et un logiciel pour surveiller.

cela fait plusieurs mois que je cherche, recoupe et réfléchi sur les problématiques de veille d'influence et de visibilité des blogs dans la blogalaxie. Je voudrai prouver par a+b que 20 % des blogs sont lus par 80% des la population. Est ce possible? ....une petite loi de Pareto (parait il) serait la bienvenue. Et meme ca m'arrangerai d'arriver au ratio 2% - 98%.
J'ai eu quelques pistes, notamment et (tres bon blog d'ailleur), très interressant et ca me permet d'affiner mes recherches.
La veille d'opinion doit elle se contenter d'étudier les influenceurs? doit elle etre exhaustive?. je souhaiterai davantage la premiere solution, mais un rique d'opinion et de réputation émane aussi souvent d'un blog personnel banal et sans beaucoup de lecteurs (j'ai pas d'exemple en tete, mais ca arrive). Alors faut t il tout surveiller??

autre reflexion, comment évaluer l'émergence de signaux à riques? certains outils le permettent (notamment les linktrakers de Blogpulse), mais ne font qu 'indiquer qui à repris ou trackbaké une info. Peut etre existe til des outils "tendantiels" (des outils qui scan tout tout le web, en fonction des sources et des commenatires , pour une marque et qui livre une tendance. Pour les telecom, j'avais trouvé Vozavi qui de plus offre des tendances thématiques; (mais quel est leur algorythme et comment en arrivent'ils la?). Puis j'avais abandonné cette idée de "global tendances".
et m étais remise à l'option des "influenceurs". J'ai commencé et aussi presque fini de cartographier avec MindModo les sources influentes et les rédacteurs des sources. Ca rend pas mal....

si vous avez des postes ou meme des liens à me fournir, pour m'éclairer ...merci

mardi, juin 26 2007

veille d'opinion: générateurs de mots clés

la veille d'opinion est l'occasion de découvrir des mots et expression utilisés pour les recherches par ceux qui recherchent de l'information, pour découvrir de nouveaux mots utilisés par les bloggers, et pour connaitre l'"influence" des mots à propos d'un thème.
les outils Google Adwords , Free Words trackers et Overture nous proposent les mots les plus utilisés pour acceder à une recherche.
tres sympatique pour explorer les mots les plus recherchés et les plus utilisés; et egalement pour votre référencement (si d'autres outils à proposer, laissez un com')!

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