J'ai écris ce billet d'une traite ou presque, alors chers lecteurs, excusez moi d'avance si les idées ou les arguments ne vous paraissent pas très bien classés...! Il y a des billets comme ça, qui commencent par un lien et qui finissent 30 minutes 1 heure plus tard par un long billet détaillé! Pour ceux qui ne veulent pas tout lire, la conclusion en trois points est en bas. :-)

Suite de ma séléction des articles à propos de l'appel d'offres du ministère de l'éducation nationale.

Avant tout, parce que je trouve que c 'est + sympa et que c'est un bon reportage, le podcast de france info de ce matin (le plus de france info) ! j'ai trouvé que les interventions étaient très justes. (intervention de Tendances Institut, de Cybion etc...)

En fait, je reste un peu perplexe, parce que tous les ministères et toutes les institutions ont recours à ce type de veille (et s'ils ne le font pas ils devraient ...!).
En réalité je me demande bien pourquoi les personnes qui prennent la parole en ligne, ne sont elles pas "contentes" qu'on les lise et qu'on les écoute.... n'est ce pas le but premier lorsqu'on prend la parole? Si la plus haute instance de la république écoute ceux, qui par le biais du web ont besoin et ont envie de s'exprimer, je trouve que c'est plutôt positif, il faut en profiter justement pour faire passer ses idées!!

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Les internautes, impliqués de près ou de loin dans l'éducation nationale, vous êtes écoutés! Donnez votre avis sans compter! faites de manifs en ligne contre telle ou telle réforme! vous avez du poids! et non des moindres. Il ne faut pas sous-estimer le poids des communautés en ligne. C'est ce que fait, à mon avis, le ministère..il écoute, alors profitons en pour faire valoir nos idées.

Si j'émets mon avis sur ce blog, c 'est bien parce que la veille est mon métier et donc je connais un peu les pratiques de veilles. Je pense que ce buzz (plutôt très négatif) est dû à la méconnaissance du métier,et surtout du mot "veille". la veille, ce n'est pas le contrôle ni le renseignement.

L'objectif de la veille n'est certainement pas de contrôler, mais de connaître. Il faut bien comprendre que ce n'est pas le boulot de la veille que d'entreprendre des initiatives d'intimidation, de suppressions, de menaces! Et ce n'est pas du tout dans l'intérêt du ministère que d'essayer d'influencer ou de menacer tel ou tel blogueur, parce que si une telle action est entreprise, le retour contre lui en sera d'autant plus cruel, le blogueur pourra de toute façon dénoncer cette pratique, et générer un buzz qui lui pour le coup sera hautement négatif (et aura raison de l'être!).
La communication qui peut résulter de la veille en ligne doit se faire dans la transparence (règle n°1), le web est bien trop dangereux pour les entreprises pour qu'elles oublient que sur le web, les internautes sont sans pitié et que les conséquences sont désastreuses.

Avant de finir ce paragraphe, je voudrai bien spécifier que je suis contre le contrôle des libertés et attachée bien sur aux libertés d'expressions. mais qu'est ce que la liberté d'expression si ce n'est d'être entendue par les personnes concernées?


A propos du prix, 220 000 euros l'année, et bien je trouve que ce n'est pas cher payé. Effectivement, on peut s'insurger qu'une telle somme soit dépensée par le public, pour le privé...mais que voulez vous, ils ne savent pas faire. ils ne savent pas écouter les citoyens en ligne (dans la rue non plus, d'ailleurs, en pleine semaine sociale). là j'en reviens à mon premier paragraphe, si on écrit c est bien pour être écouté, encore + par son supérieur hiérarchique. mais voila, comme ils ne savent pas faire ils font appel à une société privée. (Il y a néanmoins beaucoup de domaine ou l'état fait appel à des sociétés privées!!!! et heureusement quelque part).

Pour revenir au prix de la prestation, étant donnée le nombre de données à collecter, les blogs, les forums, les groupes facebook, les sites de collectif de chercheurs, les pétitions en ligne, les twitter, les avis de profs, les journalistes en ligne, les commentaires de toutes ces sources qui accueillent et émettent des articles.....c 'est énooorme!
La collecte est énorme. le traitement des infos également (Sélection, Organisation, synthèse, mise en forme, output..... ).
L'avantage qu'aura le nouveau prestataire , au moins, c est que le ministère a très bien défini objectifs de la veille d'opinion. c'est normal puisque cela fait deux ans qu'ils mènent cette veille. Ils doivent maintenant bien connaitre les territoires d'expressions, les sources d'informations, les formats de synthèse...

Voila, en trois points, les éléments saillants selon moi sur cette veille d'opinion:

  • un manque de visibilité du métier de veille (la veille n'est pas le contrôle ni le renseignement)
  • une opportunité d'être écouté (avant on était écouté, seulement on ne le savait pas, maintenant nous le savons donc profitons-en)
  • un appel d'offre bien défini, mais pas très très cher.



Quelques articles de blogs intéressants sur cette question:
- le billet d'Ecran
- Article du collectif La science au 21ème siècle
- Billet du blog "le quotidien d'enseignants"
- Billet de push
- le billet de backchich
- le billet de menilmontant mais oui madame