le week end dernier, j'ai du raconté à quelques amis mon métier. c'est toujours très enrichissant de parler avec des personnes qui ne sont pas du tout "dans" le web, des personnes qui utilisent à peine leur messagerie mail. Quand on est "dedans", on croit que tout tourne autour du web...alors que non, nous ne sommes qu'une infime minorité, tous les consommateurs ne tapent pas dans google leurs problèmes d'assurance ou leur futur achat de mobile....
voici quelques remarques qui m'ont marquées, avec mes réflexions entre parenthèses

  • "ça ne me viendrait pas à l'idée de me défouler sur internet" (si si c'est vrai, texto !) (alors que moi c est ma première idée)
  • "ya vraiment des gens qui se font avoir? et qui témoignent sur internet" > oui oui, d'ailleurs quelques fois je compati
  • "ça ne sert à rien d'écrire sur un forum ça ne va pas résoudre le problème" (non mais ça soulage)
  • "on ne peut pas gueuler en écrivant, au téléphone, au moins on peut" (oui là j'ai rien à répondre)
  • "quand j'ai un probleme j 'appelle, je ne vais pas voir sur google" (tu devrais !)
  • et d'autres....

Mon discours sur le pouvoir du consommateur-citoyen, de l'image de marque et de l'aspect stratégique de la réputation en ligne (avec une dose de référencement) les a quand meme convaincu, en théorie.

Ce soir là, le champ de mon métier m'a semblé tout à coup réduit à une peau de chagrin! ces métiers de veille d'opinion et d'espaces participatifs sont situés dans une niche stratégique. je me suis rendue compte que le web n'était pas le centre du monde, que tout ne se passait pas que sur le web (bon je sais bien que pas tout mais bon)!
Ce type de discussion est vraiment très agréable car cela nous fait prendre du recul sur nos métiers, nous fait sortir de la bulle en somme.