Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi, janvier 11 2012

Break (officiel)


kamablog_pause_break.jpg Tout le monde s'en doutait, tout le monde avait remarqué, ce blog est en jachère depuis bien longtemps.
J'avais préparé un billet de "fermeture" du kamablog mais finalement je n'arrive pas à m'y faire.
Donc plutôt que de laisser croire que ce blog est abandonné, je préfère ordonner officiellement son chômage.
Je laisse les billets que j'ai écris depuis 2006, histoire de. Je vous retrouve sur Twitter !

mercredi, mars 30 2011

Du terrain !

Un billet à la gloire du terrain .... une idée qui me tient à cœur depuis longtemps

Je voudrais souligner, dans ce billet, l'importance du terrain dans les métiers d'intelligence économique et de veille. La pratique du terrain est selon moi un élément indispensable pour mener à bien un projet de veille. Le billet de F. Martinet "Intelligence économique et veille : avenir et devenir" peut être très éclairant à ce sujet. Il m'a donné envie de partager un petit peu mon expérience et mon point de vue sur les pratiques de la veille.

Je pense que pour exercer ce métier, il faut avant tout comprendre la matière que l'on veut exploiter, comprendre les objectifs à atteindre... et "s'y coller", mettre les mains dans le cambouis, comme on dit. (ca doit être la même chose pour tous les métiers, j'en conviens, mais il me semble que dans les domaines de Veille et IE, nous avons beaucoup de "parleurs" et peu de praticiens. Ou bien, nous entendons beaucoup plus les parleurs et peu les praticiens). De plus, dans ce domaine en pleine explosion il est quelques fois utile de rappeler que la connaissance et l'expertise, par le terrain, est indispensable à la réussite de tout projet de veille.

Déjà, je dois préciser que pour moi le terrain, c'est l'ensemble des taches qui consiste à chercher, cliquer, approfondir, tester, copier et coller, planter - et redémarrer- , produire, trouver, formuler, analyser ... et c'est à mon sens indispensable de pratiquer les méthodes de recherches et d'analyses pour bien comprendre les enjeux des stratégies de veille.

Voici 3 petits points qui illustreront je l'espère l'importance de l'expert terrain dans la mise en place de stratégies de veille et IE:


Pour une veille intelligente


cible.JPG En pratiquant le terrains, les réflexions s'imposent d'elles-mêmes, les solutions se mettent en place, les stratégies se décident. Nous devons faire des choix, que nous savons expliquer et justifier. Sur le marché de la veille de réputation, de nombreux acteurs défendent des choix, il n'y a qu'à regarder le nombre d'acteurs qui propose un indice d'influence des sources - chacun pouvant les expliquer et les défendre. La connaissance du terrain permet de guider les décisions stratégiques pour la veille en ligne. Ainsi, je suis en mesure de dire pourquoi tel ou tel indice est pertinent - ou pas- et pourquoi tel ou tel indice peut convenir à tel ou telle marque.

Pour un choix d'outil pertinent


tools.JPG Parce qu'on embobine pas un veilleur qui a de la bouteille ! On ne lui vend pas un outil "magique" qui va faire le travail à sa place. Si l'outil dans lequel vous avez investit vous déçoit, c'est que personne n'a été là pour vous guider dans les fonctionnalités essentielles de votre veille (entre nous, tous les outils sont décevants mais il y a bien quelques fonctionnalité essentielles et primaires qui, de temps à autres, conviennent). Si vos fonctions essentielles de veille ne sont pas remplies, il n'y a pas de valeur ajoutée dans l'outil, et cela, il n'y a que celui qui va manier la machine qui saura évaluer la faisabilité de la chose. Pour les tester régulièrement, je connais les avantages et inconvénients, forces et faiblesses des outils, ainsi je peux établir des correspondances avec mes besoins en recherche et analyse d'information, en fonction de du secteur d'activité, ou du sourcing proposé, et je sais vers quels outils me diriger en priorité.

Pour une expertise vérifiée


loupe.JPGL'expert peut être cette bête curieuse complètement plongée dans son univers incompréhensible, mais entre experts, on se comprend. Nous pouvons même quelques fois adapter notre langage pour se faire comprendre de tous :-). Mais la question fondamentales est "expert en quoi" ???. Expert en recherche d'information, expert en sources, expert en thématiques, expert en outil de recherche d'information, expert en forum, en Facebook (....) chaque niveau d'expertise doit être considéré, mis en valeur et exploité pour servir la stratégie de veille. Ainsi, les domaines d'activité sur lesquels je travaille sont une expertise qui permet de guider la mise en place de la veille pour des domaines annexes, pour des stratégies de veille similaires, pour conseiller des mises en place de veille. Sur le terrain, les experts remarquent, notent et analysent des éléments qui échappent à celui qui ne fait que survoler la veille. Ce sont ces éléments, mis bout à bout qui permettent à au veilleur de faire valoir une expertise pointue




Pour résumer, je dirais que la méconnaissance du terrain risque de mener le projet de veille à la dérive et de ne plus correspondre aux besoins en informations initial. Il est donc indispensable de s'entourer d'experts, de personnes qui connaissent bien le terrain car ils apportent une valeur ajouté, s'assurent de la faisabilité du projet, et apportent un éclairage riche sur les stratégies de mises en place des veilles.

mardi, août 10 2010

Veille d'opinion pour les collectivités territoriales

Depuis quelques temps j'observe que les collectivités territoriales cherchent à mettre en place des stratégies de communications qui englobent de plus en plus le web social.

kamablog_veille_collectivites_territoriales_ville.JPGCette volonté d'insertion dans le web social se traduit par la mise en place de stratégies de communication 2.0:

Ces avis de marchés témoignent de la volonté des collectivités de faire participer et d'écouter les internautes. L'objectif est de "chouchouter" ses administrés. La veille d'opinion appliquée aux collectivités revêt des singularités spécifiques et surtout locales. Voici donc quelques enjeux de veille sur le web social pour les collectivités.


Le web social ou la "foule connectée"

kamablog_veille_collectivites_territoriales_foule_connectee.JPG Les politiques de collectivités sont au cœur des préoccupations des administrés : leurs compétences, leurs actions, leurs priorités touchent directement la vie quotidienne des administrés. le web social est un espace moteur d’attention, d’alerte, d’échange. La foule connectée met à l’agenda, corrige, impose des angles, se mobilise, rend compte autrement… Et forme ainsi une opinion publique connectée.


Des thématiques proches des citoyens

kamablog_veille_collectivites_territoriales_thematiques_citoyens.JPGLes projets des collectivités, en terme d'actualité, de politique, d'urbanisme et plus globalement de vie locale sont présentés, traités et commentés sur le Web social.

Il est néanmoins important de noter que toutes les thématiques ne sont pas traitées avec la même ampleur. Les thématiques de la vie quotidienne (transport, commerce) sont davantage discutées que les thématiques de stratégie et de positionnement de la ville (Ville européenne, labels, jumelage ou "ville fleurie").

Des thématiques émanant des collectivités … et des internautes

kamablog_veille_collectivites_territoriales_accord_desaccord.JPGLes projets locaux proposées par les collectivités amènent les internautes à réagir en ligne: ils expriment leurs accords, leurs désaccords avec telle ou telle initiative Mais les événements peuvent également être organisés par les internautes, comme les fameux apéritifs Facebook. L’actualité des collectivités est maintenant également forgée par les citoyens qui s’expriment, s’organisent et se mobilisent en ligne.


Des actions en ligne transposées dans la vie publique

kamablog_veille_collectivites_territoriales_mobilisation.JPGLes mobilisations en ligne peuvent rapidement être transposées hors ligne, comme les actions du réseau Education Sans Frontières, qui mobilise les citoyens à la fois en ligne et hors ligne. Pour les collectivités, les mobilisations peuvent également venir de riverains mécontents, qui peuvent s’organiser en ligne, via des pétitions, des blogs ou des forums de discussions, et ainsi se retrouver concrètement pour manifester ou déposer une pétition. C’est une tendance lourde qu’il convient de prendre en compte.

Des sujets sensibles ou polémiques spécifiques pour les collectivités

kamablog_veille_collectivites_territoriales_porte_voix.JPGSi ce web social est un terreau extraordinaire de formation de l’opinion, c’est également le point de départ possible de buzz négatifs et de retournements, voire de crispation de cette opinion publique. En effet, les internautes ont le pouvoir de mobiliser leurs pairs par des moyens en ligne (vidéo virale, pétition, groupe Facebook) : ils ont à portée de main un porte-voix pour exposer leurs préoccupations et faire entendre leurs revendications. La réputation des collectivités se forge dès lors que leurs compétences et initiatives (urbanisme, logements, culture…) sont discutées en ligne.



Une activité nécessaire pour l'écoute et la gestion des préoccupations des citoyens:

kamablog_veille_collectivites_territoriales_ecouter.JPG

  • suivre les préoccupations des internautes sur tel ou tel thème (construction d'un centre commercial, mise en place de bornes wifi....)
  • comprendre les dynamiques d’opinion sur le web social: quelles sont les communautés qui se le plus impliquées dans le débat?
  • anticiper la diffusion d’informations sensibles : dans quelle mesure cette pétition peut-elle faire du bruit? comment répondre au plus vite et au plus vrai aux revendications des citoyens?



Voir aussi (il y a très longtemps) mon billet veille et intelligence territoriale

jeudi, juin 17 2010

IExpo 2010

iexpo.jpgI expo est plus que jamais l'incontournable des salons pour tout professionnel de la veille. Entre Documation, davantage porté sur la gestion de documents électroniques, et ICC davantage porté sur l'Intelligence Économique, c'est le salon des logiciels de veille, et depuis quelques années celui des logiciels de veille sur le web social.


Voici mon compte rendu subjectif de ce salon.


Un nouveau ?!!

Cette année, c 'est KIM 2 d'Arisem (ARtificial Intelligence & SEMantic) qui a le plus retenu mon attention. Un acteur historique de la veille et d'analyse des documents qui se met à la e-réputation, ca valait le coup d'aller faire un tour. des technologies de text minig et d'analyse sémantique pour un bel outil de veille des opinions sur le web social. L'équipe qui nous a accueillies était très sympa et le test de cet outil fera surement l'objet d'un billet à venir. La force de vente de Kim2 tient à son large réseau d'utilisateurs dans le monde par les produits d'Arisem. Arisem justement est également une grande marque, connue chez les pros, pour ses innovations et ses technologies de pointe en matière de veille et de business intelligence (racheté d'ailleurs par Thales il y a quelques années). Pour le moment, Kim2 et globalement les solutions d'Arisem sont utilisées par les entreprises industrielles et non par les agences de comm.... il faut attendre quelques mois je pense pour voir son évolution, son développement et l'appropriation de ce logiciel par les professionnels de la comm en interne comme en agence).
Lorsque j'ai demandé pourquoi une société de telle envergure se lançait dans la e-reputation, "l'homme du stand" (je ne sais plus son nom) m'a dit que les raisons semblaient évidentes. (L'appât du gain pour un marché porteur? évidemment). C'est vrai que depuis 2008 il n'y a pas eu de naissance de "gros" et "grands" logiciels et on peut penser qu'Arisem est un peu en retard sur le marché.... mais s'ils n'ont pas encore de retour d'expérience sur le Kim2, ils ont un background de fortes technologies d'analyse du langage. Bref, un petit qui va bousculer le marché.



Des tours de stands...

Je retiendrais de cette session la formidable force de vente des éditeurs de logiciels: pratiquement tous les professionnels des stands que nous avons visité nous ont vanté les mérites de leurs logiciels. Alors certes, les exposants sont là pour vendre. Mais nous les visiteurs sommes là pour échanger.
J'ai été amusée de voir qu'une majorité des professionnels de stands vendaient, vendaient, vendaient (vous voulez les noms?). A de nombreuses reprises, nous nous sommes approchés pour connaître les avancées technologiques et les innovations des outils ou des offres de l'entreprise. c'étaient donc intéressant de se renseigner, sans se présenter mais en gardant bien sur notre badge en évidence, autour du cou, comme n'importe quel visiteur, afin de voir comment les professionnels présentaient ce "nouveau" métier et domaine de l'é-réputation.

Nous avons remarqué que très peu de personnes nous ont demandé quel type de visiteurs nous étions (client potentiel? concurrent?), notre degré de connaissance de la e-réputation (novices? bons? professionnels du secteur?) ou encore le secteur d'activité dans lequel nous travaillons (luxe? sport? communication? ).

Nous avons donc eu le droit à de -grandes- banalités sur la e-réputation, ses enjeux, le sentiment analysis, le web social, la différence entre blogs forums et autres Facebook. So fun ! J'ai donc regretté de ne pas avoir pu avoir des conversations un peu plus poussées avec mes interlocuteurs. Quelques fois nous nous sommes quand même présentés mais j'ai l'impression qu'on ne pouvait répondre à nos questions peut être trop précises.

Compte tenu de la présence d'éditeurs de logiciels de veille sur le web social, je remarque quelques absents: Synthesio et Linkfluence


Une tendance...


Plus sérieusement, les grandes tendances qui se sont dégagées lors de ce salon, ce sont tout d"abord les innovations technologiques que j'ai abordé il y a quelques jours, et les "tableaux de bord". Tous les outils ou presque fonctionnent avec des onglets thématiques et une technologie ajax (ou autre) qui permet de construire soi même son propre dashboard, en créant et en déplaçant les modules. C'est résolument THE grande tendance pour les outils de veille.


spéciale cace-dédi


  • Spotter : une équipe vraiment sympa avec qui on discute de sujets sérieux et drôles à la fois
  • Lexis Nexis: un "homme du stand" très franc sur son "sentiment analysis"
  • Ami SW: Pour leur disponibilités sans faille et la connaissance parfaite de leurs outils
  • Arisem: voir plus haut
  • [KB Crawl|http://www.kbcrawl.net/]: toujours un moment appréciable d'échange et de détente
  • Iscope: pour le veille lab et le champagne évidemment, et pour la démo de Keywatch, merci !
  • FLA consultants: des consultants passionnés que j'étais ravie de rencontrer
  • Conf. Mais ou va la veille? : bondé, je ne suis pas restée (mais j'ai quand même rencontré par hasard des anciens collègues c'était très drole)
  • Les tags #iexpo et l'équipe #veillelab


Voila pour les quelques réflexions de cette éditions ! pour le moment vous trouverez les synthèses des éditions chez Inter Ligere et P. Cuenot. D'autres vont surement arrivés, à veiller avec le hashtag # VeilleLab of course

mardi, juin 15 2010

Analyse des tonalités: des mobilisations positives?

Après quelques semaines d'absence, je reviens bloguer et partager certaines de mes idées et réflexions. Je n'échappe pas à la mode du sentiment analysis qui fait débat depuis longtemps déjà dans la blogosphère veille et opinion, veille de réputation, veille du web social.



Un avenir incertain pour l'automatisation du sentiment analysis

Je n'ai pas lu tous les articles et billets sur ce débat, mais globalement, plusieurs tendances se dégagent:

  • les technologies de text mining et de sémantique évoluent très rapidement,
  • quelques outils peuvent transmettre des tendances assez fiables de tonalités à la condition que le moteur analyse de gros volumes,
  • les professionnels connaissent les limites de l'analyse automatique et sont d'accord pour dire que l'être humain ne peut être remplacé pour le moment.

Deux liens vers des conversations intéressantes sur le sujet:
- La tarte à la crème du sentiment analysis
- Why automated sentiment analysis shouldn't feature in social media monitoring tools.


Des analyse qualitatives révélatrices

kamablog_tonalites_mobilisations.JPG Je ne suis pas contre l'automatisation des analyses de tonalités, mais d'expérience, je rencontre régulièrement des "cas" de sujets qui ne pourront jamais être analysés de façon automatique, notamment les mobilisations d'internautes sur le web social, et notamment "les mobilisations positives". En effet, au delà des technologies d'analyses syntaxiques et sémantiques, c'est l'analyse qualitative qui révèle toute la subtilité des mobilisations et permet une compréhension fine des enjeux de ces mobilisations.


Des mobilisations preuves d'intérêt et d'attachement des internautes

kamablog_tonalites_petititon.JPG Les mobilisations sont les revendications issues de groupes d'internautes (groupes Facebook, pétitions en ligne.....) qui circulent sur le web social et invitent les autres internautes à se joindre au "combat".

Les mobilisations revêtent une tonalité positive dans la mesure ou les revendications des internautes montrent leur attachement à l'objet de la mobilisation. On pourrait presque dire que les mobilisations d'internautes sont positives par essence: à partir du moment ou ils réussissent à se rassembler , échanger et se mobiliser, c'est souvent pour une cause qui les rassemble,les motive, les fédère.
Ce n'est pas parce que les internautes expriment leur mécontentement que c'est forcément négatif.

C'est plutôt le signe d'un attachement à la marque / à l'institution/ à l'entreprise: si les internautes sont déçus, tristes ou mécontents, c'est qu'ils font preuve d'un attachement fort à la marque. Bien plus qu'une analyse des tonalités, c'est une analyse des prises de positions qu'il convient de souligner (le mieux étant bien sur d'analyser les prises de position par communautés).




Une analyse qualitative pour déterminer quel attachement et à quoi

kamablog_tonalites_petititon_opinions.JPG Par exemple, une pétition qui à première vue semble négative pour une institution/ une marque, mais qui revêt de multiples facettes positives et qui mène à des réflexions bien plus subtiles que le simple positif/ négatif des tonalités exprimées par les internautes.
% (certains vont trouver cet exemple tiré par les cheveux et je l'admet, mais je ne puis prendre un exemple professionnel), mais grosso modo, voici le raisonnement général:

La pétition "Sauvegardons l'émission de France Inter "rue des entrepreneurs" permet aux internautes de s'exprimer sur l'arret de l'émission. Nous avons donc les champs sémantiques de la déception:

"je suis scandalisée", "INADMISSIBLE!!!!!!", "c'est ce qui pouvait arriver de pire à France Inter"', "Dommage", "de quel droit?", "C'est un immense gâchis''", etc, etc......

C'est donc très négatif. Pétition + tonalité négative = très mauvaise image pour France Inter.

Mais si on regarde au delà du champs sémantique (et donc sans outil automatisé), cette pétition peut finalement être assez positive pour quelques parties prenantes impliquées dans cette histoire:

  • positif : attachement des internautes à l'émission: ils la soutiennent, l'adorent, l'écoutent, elle fait partie d'eux, de leurs loisirs, de leur culture etc. Ils s'expriment en faveur de son existence/ son maintien
  • positif : attachement à France Inter et à ses programmes : ils font confiance à France Inter, Ils croient en cette radio
  • positif : attachement au service public: attachement au service public rendu par la radio et l'émission,
  • etc. : d'autres axent d'analyse peuvent être étudiés

En revanche, si je trouve que cette mobilisation est positive pour l'émission et l'image de France Inter, le management en prend pour son grade.... On a donc bien deux entités distinctes pour les internautes : l'institution et le management. Positif pour l'un, négatif pour l'autre. Et c'est là toute la subtilité des analyses des mobilisations!

Images: Mobenzi

mercredi, mars 17 2010

La veille de tendances sur le web social complémentaire de la veille e-reputation

kamablog_tendances_jumelles.jpg

La veille d'opinion/ image et e-réputation sont trois types de veille qui se basent, à priori, sur la recherche et la surveillance d'éléments du web par des mots clés (veilles qui doivent muter vers d'autres pratiques et méthodes, CF mon billet sur les liens du web social).

Un autre type de veille qui peu s'affranchir des mots clés, est la veille basée sur l'observation des tendances d'un secteur. J'aime bien les veilles de tendances car elles ont comme objectif l'anticipation, concept ultime au cœur des métiers de la veille.


Les enjeux de la veille de tendances sont globalement repérer les concepts et ce qui marchera demain, et prendre de l'avance sur ses concurrents.

Plus proche de notre activité, la veille de tendance permet de détecter les innovations et les usages du web pour inspirer et alimenter l'image de marque en ligne d'une entreprise.
L'image que dégage une entreprise sur le web social a tout à gagner d'être une image d'une entreprise innovante et une entreprise proche de ses internautes (par ses services, se présence en ligne, son dialogue et plus généralement par sa stratégie de communication)

L'appropriation des tendances du web participe ainsi pleinement à la stratégie de communication des marques, et donc de leur e-réputation.

kamablog_tendances_connections.jpg

La veille de tendance est bien sur à personnaliser: les nouveaux usages sur le web peuvent être globaux, mais chaque communauté d'internautes, chaque secteur d'activité peut avoir ses propres tendances en ligne. Dans le cadre de la veille de réputation, il me semble donc indispensable de coupler la veille de e-réputation par une veille de tendances pour chaque marque, entreprise, ou secteur.

La veille de tendances est donc en quelque sorte "connexe" à la veille de réputation: elle ne se base pas sur les dires des internautes sur la marque, mais elle est constitué de signaux à interpréter et à exploiter .

La veille de tendances sur le web sert à nourrir la communication de la marque, dans le but de gérer et d'alimenter son image en ligne par l'anticipation des nouveaux modes de communication et usages du web. C'est selon moi une veille complémentaire et indispensable pour la veille et le management de l'e-reputation.

mardi, février 16 2010

veille d'opinion et veille média


kamablog_dialogue_veille_media.jpg

La veille d'opinion sur le web social et la veille média sont complémentaires: la veille média s'intéresse aux sujets développés par les professionnels de l'information (journaliste, directeur de la publication), et la veille d'opinion s'intéresse aux avis postés par des personnes, en réaction à ces sujets.

Les médias intègrent de plus en plus le web social dans leurs éditions, invitant leur public à collaborer et débattre, et offrant ainsi un prolongement de leurs éditions. C'est une sorte de dialogue entre internautes et professionnels de l'information. La veille de ce dialogue permet de prendre en compte la globalité de l'impact de la publication d'une information.


Ce dialogue se concrétise par les dispositifs d'interaction proposés par les médias, comme par exemple:

Le dialogue est devenu un élément fort d'interaction entre médias et internautes. Pour une veille média globale et complète, la veille média doit considérer les espaces sociaux dédiés.

mardi, janvier 26 2010

Petit tour du métier....

LogoISTIAinno.jpgVendredi dernier, je suis intervenue auprès des étudiants du master 2 de l'ISTIA (le master ou moi même je me suis formée !), j'étais donc un peu émue, ca va de soi. ... :-)

L'objectif de l'intervention était de présenter le métier de veilleur sur le web social. Nous avons donc commencé par aborder les enjeux d'une veille sur le web social, la communication en ligne pour les entreprises, la considération des communautés d'experts, la communication de crise, la participation, les débats en ligne, etc.

Au bout de 3 heures, nous n'avions plus le temps de passer aux techniques et méthodes de veille (alors que je tiens énormément aux aspects méthodes et outils!). Mais c 'est le jeu et nous avons eu un échange très intéressant sur ces sujets globaux. J'ai récupéré également quelques liens qui vont m'être forts utiles, donc merci aux étudiants !! D'ailleurs l'échange avec les étudiants était tellement sympathique que je n'ai presque pas déroulé mon PPT!!


Je donne ici donc mes slides qui ont vraiment un objectif de synthèse du métier de veilleur sur le web social tel que je le conçois. (je me suis obligée à ne faire que 4 slides pour parler et non "réciter" ce que j'avais à dire): métier passionnant, métier d'avenir !


Ces 4 slides ont été pensées pour les étudiants: ils permettent de faire un petit tour du métier de veilleur sur le web social, à savoir: pourquoi? comment? et qui sont les acteurs du marché.


__Retrouvez les slides sur slideshare., ou cliquez istia_intervention_20102401.pdfici


Enfin, pour les lecteurs qui connaissent l'ISTIA, je confirme que ca n'a pas changé.... !

D'ailleurs, Retrouvez l'ISTIA sur la Fanpage non officielle de Facebook
et la liste des twitters de l'ISTIA: http://twitter.com/dbrosseau/istia-innovation

jeudi, janvier 14 2010

Caractérisation des informations pour une analyse de criculation de l'information...




kamablog_circulation_info.jpgUn des cotés les plus passionnants de la veille sur le web social est bien sûr l'analyse des informations et de leur circulation en ligne. Mais comment caractériser des informations? par le type d'information (photos, vidéos, texte, lien...) ou par l' espace de diffusion (blogs, forums, twitt, groupe facebook, etc)?


La veille sur le web social doit prendre en compte des informations de différents types issues d'espaces aux caractéristiques propres . Ces espaces et ces types d'infos ont leur propres caractéristiques de diffusion et de circulation en ligne. Ce qui ne favorise à priori pas la circulation de l'information.

Cependant, la diffusion des informations entre plateforme et entre type tend à s'homogénéiser. Les connexions entre les informations se font de plus en plus simplement à l'aide de services favorisant la capitalisation et la diffusion de l'information, par exemple Frienfeed ou backtype.

Les services pouvant s'interconnecter entre eux, il est fréquent de trouver un tweet en commentaire de blog, ou une vidéo dans un forum, initiant une conversation.

Dans ce cadre, il est nécessaire de considérer la diversité des informations, tout en prenant en compte les caractéristiques des supports de diffusion. Le choix des typologies de formats d'expression sont complexes: les typologies doivent refléter une dynamique de circulation de l'information, tout en préservant l'unicité d'un message.

kamablog_circulation_info2.jpg

Voici quelques exemples de choix de caractérisation rencontrés lors de l'analyse des informations recueillies sur le web social:

Circulations des photos et vidéos:

  • Dois je considérer une vidéo embbed sur un blog comme une vidéo ou comme un billet?
  • Dans quelle mesure considérer l'analyse d'une vidéo dans un billet ?
  • Quelle est l'unicité des informations? (dois je dissocier la vidéo de l'analyse (vidéo + texte)? ou garder les deux éléments comme un éléments unique (et dans ce cas là, lequel choisir? )?
  • et de même pour les vidéos relayée dans les forums de discussion

La circulation des informations par les tweets:
kamablog_circulation_info_web6.jpg

  • Les RT/ tweet de billets de blogs dans les commentaires de billets doivent-ils être considérés comme commentaires ou comme lien? Les liens des tweets eux-mêmes, comme tweet ou comme re-tweet? comme commentaire de tweets?
  • Le multiposting des tweets sur facebook, sur les fan pages ou les profils d'utilisateurs, sont autant de multiplication des information sur des espaces, et donc autant de voies de diffusion.... comment les considérer?

Bien sûr, les typologies de circulation des informations sont nombreuses, et il n'existe pas de schéma précis; c'est pourquoi il me semble important de pouvoir "jongler" entre les différentes analyses: tout dépend en effet du contexte de diffusion et surtout du sens porté par l'information.

mercredi, décembre 2 2009

Enjeux de veille: outils & mouvements d'opinion

moultitoude Il y a quelques temps, j'avais écrit un billet sur les enjeux de la personnalisation dans le cadre d'une veille d'opinion.

Selon moi, un autre enjeux qui entre un peu dans le même cadre, c est la détection et l'analyse des mouvements d'opinions: les connexions entre les sphères, entre es communautés, entre les espaces.


En effet, la multiplication des espaces, des communautés et la démocratisation des outils de publications sont autant d'éléments à considérer pour mettre en place une veille d'opinion. Je pense qu'utiliser un outil d'automatisation des tâches dans le cadre d'une veille sur le web social est devenu indispensable car elle fait gagner un temps précieux dans la collecte et le traitement des informations notamment.
Pour une utilisation en veille d'opinion, il faut sans cesse adapter l'outil aux nouvelles problématiques d'un sujet ou aux nouveaux espaces d'expressions du web social.

kamablogs_mouvements_communautes_connexions.jpgAu-delà de l'entretien technique propre à l'édition du logiciel et à son bon fonctionnement (souvent assuré par l'éditeur lui-même), le veilleur doit à mon avis effectuer des "mises à niveaux" courantes, mais néanmoins indispensables pour une veille d'opinion pertinente.

Mises à niveau pour le repérage des mouvements d'opinion:

  • un sujet évolue: il passe d'un signal faible à une tendance lourde, il est sous-jacent, puis mis en lumière par l'actualité
  • un sujet se déplace ou se propage d'une communauté à une autre: il génère des expressions propres aux espaces et aux communautés. Ce mouvement suppose la flexibilité du paramétrage et du mode de surveillance propre au sujet lui même, et aussi aux espaces.
  • un sujet implique d'autres sujets: selon les communautés, les espaces, et les contexte d'émission des opinions, le sujet est traité différemment et amène bien souvent à des liaisons avec d'autres sujets.
  • un sujet est dépendant de la publication par un espace: Il faut régulièrement veiller aux changements des espaces, notamment les lises à jour des flux RSS, la mort et la naissance de blogs, etc.... Beaucoup de mises à jour de la source implique une mise à niveau du paramétrage.


kamablogs_mouvements_communautes.jpgLe bon fonctionnement d'un logiciel de veille tient à sa mise à niveau constante aux nouvelles problématiques du sujet ou aux nouveaux espaces.
Il faut pour cela, mettre en place une stratégie de veille, en parallèle, afin de détecter au plus tôt les changement du web social qui doivent se refléter dans le paramétrage de l'outil.

jeudi, septembre 3 2009

veille sur le web social et IE

bkamablog_BI2.jpg Hier, Camille de Caddereputation nous faisait partager sa vision de l'IE et du web social, à travers la qualification des sources. Je vous propose de compléter la réflexion avec ce billet sur le web social et l'IE à travers deux piliers fondateurs de l'IE.

Il y a quelques temps, j'insérais sur Wikipédia, la veille d'opinion dans l'entrée "les veilles en entreprises". La veille d'opinion est la veille qui récolte et analyse les informations sur le web social. Cette veille, comme toutes les veilles en entreprises, s'inscrit particulièrement, avec ses caractéristiques propres, au sein d'une démarche d'intelligence économique.

L'intelligence économique est composé de 3 piliers: collecte et renseignement, sécurité et protection du patrimoine, communication d'influence et lobbying.
La veille d'opinion est une veille qui s'inscrit pleinement dans une démarche d'intelligence économique; la toile étant un espace propice aux risques, déstabilisations, rumeurs, bad-buzz et à la circulation ultra-rapide des informations.

La veille sur le web social s'inscrit particulièrement dans deux des piliers : collecte et renseignement, et communication d'influence et lobbying.

Collecte et renseignement.

La collecte et le renseignement ont pour objectif d'alimenter le capital connaissance des entreprises, afin d'avoir en main toutes les informations nécessaires aux prises de décisions.
La veille sur le web social permet de collecter notamment les renseignements suivants:

  • image de l'entreprise auprès des parties prenantes (consommateurs, syndicats...),
  • prises de paroles des parties prenantes (pétitions, groupes facebook, billets de blogs...),
  • les prises de positions des sympathisants et des opposants
  • la visibilité de ces espaces et rayonnement des parties prenantes en ligne
  • évaluation de l'impact qu'ils peuvent avoir sur l'image de marque: l'image d'une entreprise est son nouveau capital séduction, et quelque part, son nouveau chiffre d'affaire,
  • faiblesses du capital image des concurrents.



Communication d'influence et lobbying.

Toute opération de communication doit s'accompagner d'un pan de cette opération "en ligne", avec sa déclinaison "étude" et "ciblage" précis des messages à véhiculer: destinataires, teneur des messages, environnement dans lequel ce message circule, réactions à ce message. L'IE considère le lobbying comme un pilier à part entière car l'information prend toute sa valeur lorsqu'elle est connue, donc communiquée.

L'espace de communication s'est véritablement élargi, avec un espace nouveau, celui du web 2.0, qui prend une place de plus en plus importante dans les stratégies des entreprises.
La veille sur le web social permet de préparer ces opérations d'influence en ligne:

  • identifier les interlocuteurs et parties prenantes privilégiés,
  • connaitre leur stratégie de communication en ligne,
  • identifier les groupements et réseaux,
  • prendre en compte les prises de positions,
  • discuter, échanger, argumenter, partager avec ses communautés.



Les démarches d'IE sont essentielles maintenant pour les entreprises. Le web doit impérativement être intégré dans les stratégies de veille et de communication; pour prendre tout le sens du nouvel enjeu "de ce siècle", afin de capitaliser la connaissance des images de marques et des parties prenantes, capitaliser les informations, de faire des passerelles entre les connaissances et les éléments clés d'un avantage concurrentiel d'une entreprise.

A ce propos, il faut absoluement lire l'article "influence sur internet" de Didier Heiderich de communication sensible.


bkamablog_ensemble_veille.jpg La veille d'opinion permet donc de prendre connaissance des territoires numériques et de sa présence en ligne, pour collecter des informations clés, et pour diffuser des messages.

La veille sur le web social prend tout le sens de l'intelligence économique, quand elle est liée à la veille concurrentielle, à la veille image, aux opérations de communication, aux stratégies locales et internationales, aux fusions-acquisitions, aux relations avec les clients.

En plus du fait qu'elle soit maintenant indispensable à l'heure du web, la veille sur le web social prend tout son sens et son envergure grâce à l'interconnexion avec les autres veilles composantes de l'IE.

mercredi, septembre 2 2009

veille de e-reputation et veille d'opinion


kamablog_difference_ereputation_veille_opinion_2.jpg Cela faisait longtemps que j'avais envie d'écrire un billet sur les nouveaux métiers qui découlent du web social. En écrivant un commentaire tout à l'heure, je me suis dit que je "tenais" les mots pour expliquer ma vision du marché, à travers deux métiers, proches mais différents: la veille d'e-réputation et la veille d'opinion.
Tout d'abord, je précise que je je parle ici d'une même discipline: la veille, appliquée à deux champs : la réputation/ image de marque d'une entreprise d'une part, et les opinions sur les entreprises d'autre part.

Ce billet est volontairement simpliste, voire caricatural, car il permet, à mon sens, de bien noter les principales différences entre ces deux métiers.

C'est en quelque sorte une première approche pour ceux qui ne connaissent pas bien le domaine. La veille de réputation et la veille d'opinion ont notamment en commun le fait que leur terrain de jeu est le web social. Voici quelques précisions sur les principales différences:


Veille de e-réputation:

  • La veille de réputation fait appel à l'étude des premiers résultats de requêtes sur les moteurs de recherche
  • La veille de réputation s'applique à une entreprise comme à un individu
  • Les espaces sont bien précis et spécifiques aux capacité d'émanations des discours des internautes: Wikipédia, notetonentreprise, Facebook, etc....
  • La principale problématique est le référencement des résultats de requête sur les moteurs de recherche.
  • En découlent les notions de google bombing, de positionnement, d'achat d'espace, de présence en ligne, occupation du territoire numérique etc.


Veille d'opinion:

  • La veille d'opinion fait appel à l'étude des avis des parties prenantes des communautés.
  • La veille d'opinion s'applique à un sujet, une actualité, une marque.
  • Les espaces de la veille d'opinion sont les forums, les groupes Facebook, les blogs, les espaces de microbloging, etc.
  • La principale problématique de la veille d'opinion est la perception des marques au sein des communautés d'internautes.
  • En découlent les notions d'autorité de sources, de visibilité au sein des communautés, de partage d'expérience, de pouls des opinions sur des sujets, sur l'actualité, sur des produits, etc....


kamablog_difference_ereputation_veille_opinion.jpg

Ces deux métiers sont très proches, les problématiques de l'une peuvent s'appliquer à l'autre, car tous les sujets et toutes les entreprises sont des cas particuliers, avec des problématiques propres.

Je serai tentée de dire que la veille de e-réputation d'une marque est l'étude de l'image "en surface" (éléments qui émanent du web social et qui dominent sur les moteurs), et que la veille d'opinion est l'étude "en profondeur" des perceptions des internautes. Mais ce serait bien trop restrictif....

Source image: fotosearch

mardi, septembre 1 2009

Problématique de veille: les liens du web social




Le lien hypertexte est un élément constitutif du web social: il permet de lier les espaces, de diffuser du contenu stocké en ligne, de transmettre les informations, etc. kamablogs_liens_liens_hypertexte.jpg

Depuis internet, et surtout depuis le web social, tout le monde peut créer des liens hypertextes. La structure d'un lien hypertexte a été (autrefois) plus ou moins implicitement normée par les professionnels d'internet et de la documentation: le lien hypertexte idéal doit porter le nom de l'élément vers lequel il pointe.

Mais depuis le web social, il faut dire que les internautes se soucient peu de savoir quelle est la forme la plus intelligible pour le lecteur d'un lien hypertexte.

Les liens hypertextes sont donc passé d'"éléments" intelligibles" à "éléments lyriques ", sans pour autant modifier leur fonction première: illustrer un propos avec une page web déjà existante.

Il y a, dans cette transformation du lien hypertexte, un enjeu majeur pour la veille, car s'ouvre une nouvelle problématique pour la recherche et la détection des informations.

La disparition des mots clés dans les textes.

kamablogs_liens_target.jpg En surface, il est courant de voir les internautes se passer de l'écriture de l'élément pointé: l'internaute use facilement des mots "de substitution" pour pointer vers des éléments illustrant son propos. > Par exemple, il est courant de lire "comme je l'ai dit , et ", ou "pour plus d'information, lisez ceci".

Dans ce cas, nous nous savons pas, en lisant le texte, vers quelle information l'auteur nous dirige. Lorsque nous lisons en ligne, il est facile de pointer la souris pour prendre connaissance de l'URL du lien, et en déduire la teneur en information. Mais lorsque nous lisons le texte imprimé, il n'est pas possible de avoir de quoi il retourne. Les liens, et donc le texte également, perdent en pertinence.

En terme de recherche et détection d'information, le lien, utilisé de cette façon, est une problématique à lui seul: les moteurs de recherche se basant principalement sur des mots clés, les substitutifs ne peuvent être repérés. kamablogs_liens_loupe.jpg

par exemple, "en lisant ceci, je me suis dit que c'était une très bonne idée, et que j'allais faire de même. En fouillant sur le web, j'ai trouvé des initiatives que j'ai apprécié, et d'autres que je n'ai pas apprécié" Etc.

Dans ce cas là, l'auteur ne cite à aucun moment le nom de l'initiative, ni le domaine d'application (et imaginons en plus, un titre insignifiant ou un titre jeu-de mots). Il est impossible pour le moteur de recherche, de détecter ce texte. de plus, cet internaute émet un jugement clair entre entre les éléments qu'il a apprécié, et les autres qu'il a peu apprécié. Nous sommes totalement dans l'analyse des opinions en ligne.

Les veilleurs doivent donc passer par certains subterfuges, comme les recherche avancées des moteurs, les recherches de mots clés dans les liens hypertextes, les recherches de connexions des liens, les recherches sémantiques dans les liens, pour détecter ces éléments.



***

Nouveau mode de linking: le service de tinyurl.

kamablogs_liens_twitter_logo.jpg La recherche des mots clés dans les liens est depuis l'arrivée des Tinyurl, est devenue inefficace. Les tinyurl sont des "petites url", des sortes d'url de substitution, générées automatiquement, pointant vers un lien (donc une page). Les tinyurl comportent de nombreux avantages, comme la faculté de se diffuser facilement, notamment sur Twitter, qui ne propose que 140 caractères pour s'exprimer.

Avec les tinyURL, la difficulté de détection des liens s'est corsée. Avec des tinyURL, les veilleurs ne peuvent mettre en place les éléments de recherche décrits ci dessus: les url, n'offrent plus de mots clés, ni aucun élément intelligible dans de l'url. L'autre difficulté des tinyurl, est leur usage unique. Une URL peut donc avoir plusieurs TinyURL.

kamablogs_liens_liens_tinyurl.jpgLes tinyurl étaient souvent utilisés pour les services de microblogging, compte tenu de manque de caractère disponibles dans les messages. Mais depuis peu, les internautes les utilisent également dans les billets, commentaires articles, ou messages de forum.

>>>>> Ainsi, les moteurs de recherche fonctionnant par mots clés ne seront sûrement pas, demain, les moteurs de recherche les plus pertinents sur le web social.

Le veilleur doit donc redoubler d'attention, mettre en place de nouveaux moyens de détection de l'information, faire appel à des outils sophistiqués.

Pour garder leur pertinence (toujours discutable), les moteurs devront en effet s'adapter au nouveau mode de communication des internautes, et à leurs usages des liens hypertextes. Les ranking et autres classements automatiques devront ainsi revoir leur fonctionnement.

Pour les veilleurs, La détection des informations passera de plus en plus par les liens hypertextes "lyriques": les éléments de la toile seront de plus en plus inter-connectés, les utilisateurs, de moins en moins soucieux de se faire comprendre, si ce n'est par leur communauté d'habitués.

La détection des opinions passera par l'appréhension et l'immersion dans les communautés. Le veilleur ne devra plus rechercher, il devra détecter: prendre connaissance des informations sans passer par des moteurs de recherche devenus désuets.

images: pharmacie, telio.be, jouets-veille,

vendredi, août 28 2009

veille d'opinion et tourisme



kamablog_vacances.jpg

Voici un billet qui arrive un peu tard (c'est "la rentrée"), sur les images de marque des entreprises de tourisme, et plus spécifiquement les hôtels.

Ce billet est en même temps intemporel, car les internautes passent du temps à chercher sur internet des informations en amont de leurs vacances, et quand ils rentrent , ils peuvent également passer du temps à donner leur avis sur leurs séjours, leurs hébergements et leurs loisirs.

Je ne sais pas combien de temps un français passe sur internet en moyenne pour préparer ses vacances, ni combien de français participent en ligne aux forums consacrés au tourisme, mais ce serait des données intéressantes à connaitre (si vous avez des idées...)

Le web social: un enjeu dominant pour le secteur tourisme

Un des grands enjeux du web social, est évidement la gestion de l'image de marque des entreprises. Les entreprises liées de près ou de loin au tourisme, aux vacances et aux loisirs n'échappent pas à la règle.

Il y a quelques mois, une connaissance d'origine italienne est venue passer un week end à Paris. Elle a réservé une chambre à l 'hôtel le Chat Noir. Puis elle a décommandé pour réserver une chambre dans un autre hôtel. Pourquoi ? "parce que j'ai vu sur internet que l'hôtel était bruyant, les chambres donnent sur la rue". Et bam, une cliente de moins pour le chat noir.

Cette anecdote est ordinaire, et je pense que tout le monde a déjà été voir les avis de consommateurs des hôtels, chambres d'hôtes, campings, dans lequel il allait séjourner. Mais il faut voir ici THE véritable enjeux du web social pour le secteur Tourisme: les avis de consommateurs déterminent grandement les réservations!

C'est aussi simple que ça: les clients se renseignent en ligne avant de choisir leur hôtel.

L'image des professionnels du tourisme se forgent sur les forums de vacanciers et les sites d'avis de consommateurs

kamablog_logo_routard.jpg kamablog_logo_last_minute.jpg kamablog_logo_hotel_world.jpg



Les sites d'avis de consommateurs permettent de partager les expériences clients dans le monde entier. Il existe une multitude d'avis de clients sur les hôtels, les séjours, et les lieux touristiques. Certains sites de réservation d'hôtels hébergent eux même les avis de clients, comme Lastminute.com, Hostelworld ou Tripadvisor.

Les internautes se fient à leurs pairs

En se fiant aux avis de clients considérés comme nos pairs, nous savons au plus juste à quelle prestations nous pouvons nous attendre. En recoupant ces informations, par plusieurs clients et même plusieurs sites, nous obtenons des avis objectifs sur les éléments déterminants sur notre choix d'hébergement.

Des critères objectifs et subjectifs qui aident au choix

Ces sites permettent de guider le choix du client dans ses réservations: plusieurs critères de classement lui sont proposés, tels la popularité au sein de la communauté, le nombre d'avis déposés sur l'établissement, la propreté, la situation géographique.....

Les photos, les vidéos et la carte de localisation sont des éléments tout aussi déterminants pour le choix de l'hébergement. Ces éléments font pencher la balance en faveur du bon choix.

Il ne faut négliger aucun critères. Ainsi, pour choisir mon hôtel dans une ville européenne, je me rend sur le site dédié de la ville. Je demande à regarder les hébergements qui correspondent objectivement à mes exigences: prix, situation géographique, disponibilité des dates, petit-déjeuner compris ou non, piscine ou non....ce sont des critères objectifs.

Lorsque la liste des hébergements disponible s'offrent à moi, je choisi de n'afficher, selon des critères subjectifs:

  • que les hébergements avec photos
  • que les hébergements dont l'indice de satisfaction est supérieur ou égal à 60%
  • que les hébergements dont l'indice de propreté est supérieur ou égal à 80%
  • etc, etc.

Le choix est donc agréablement réduit. Dans la liste d'hébergement restants, à priori tous les hébergements proposés conviennent. Pour la décision finale, Je prend celui qui me plait le plus en fonction de mes critères secondaires.

(si vous êtes de clients, comme moi, qui ne peuvent s'empêcher de tout lire pour être sûrs de votre choix, vous allez sur un autre site d'avis de consommateurs, pour comparer les avis sur votre choix)

Les données sur ces sites d'avis clients sont donc plus que déterminants pour les réservations. C'est un véritable enjeux économique pour eux. Je ne rentrerais pas ici dans les stratégies de communications en ligne à mettre en place, mais je livre une petite liste d'éléments à considérer pour tout d'abord comprendre les mécanisme de l'image des hôtels.

Quelques éléments pour faire "son bilan" d'image pour le secteur du tourisme

Parmi les éléments à prendre en compte:

  • Référencement: sur Google France certes, mais aussi sur les autres Google (.com, .ca, ;es, .it, .cz...)!
  • Positionnement: sur la requête du nom de son tel, le mieux est évidemment d'arriver premier, et d'héberger les avis clients (parce que tout le monde se fiche de votre site web, sauf pour les critères objectifs, comme le prix, la localisation etc...°
  • Les sites spécialisés dans les réservations internationales. Et là, il y en a à la pelle.....dans toutes les langues, tous les pays!

Un grand chantier d'identification et de catégorisation s'ouvre alors.....

Un secteur aux enjeux spécifiques !

La veille et la communication en ligne sont des enjeux certains pour les métiers des loisirs du tourisme. L'image des entreprises et des institutions en ligne, de ces secteurs ont une part prédominantes dans les choix défintifs des clients, et les retombées économiques sont directes.

sources images: Smorel

jeudi, juillet 23 2009

veille d'actualité: indicateurs stables, éléments changeants

Le web est un espace "mouvant".

Chaque type de veille a ses propres objectifs et ses propres fonctionnalités. De même, on distingue plusieurs types de veille sur le web social, aux objectifs et mécanismes différents.

Parmi les veilles sur le web social, on trouve la veille de réputation, la veille d'opinion, la veille produit, la veille marketing, la veille d'actualité, la veille image, la veille de mobilisation, la veille territoriale etc.

La veille de l'opinion sur l'actualité: une veille changeante

kamablog_veille_actu_web_social_ill3.jpg

La veille de l'opinion sur les questions d'actualité consiste à collecter , traiter et analyser les opinions des internautes sur les questions d'actualité. L'actualité, par définition, relève de ce qui est actuel, donc changeant.

De par sa nature "changeante", la veille d'actualité sur le web social est un des types de veille qui nécessite le plus de méthode, de stratégie d'outil et de réactivité.

Quelle stabilité pour les indicateurs?

Indicateurs_pH_Demirdjian_papier_pH.png

La veille est une discipline dans laquelle il est indispensable de surveiller des indicateurs, sur le long terme, afin de donner un sens temporel aux analyses (nombre de retombées, nombre de RT, visibilité, positionnement et référencement.....).

La veille d'actualité exige une grande souplesse des indicateurs: ils doivent avoir à la fois un référant temporel, tenir une certaine stabilisation, et à la fois la souplesse de changer, voire de disparaître. La veille d'actualité sur le web social demande donc une définition et une caractérisation des éléments et indicateurs car les éléments constitutifs changent en permanence.

Pour chaque indicateur, il faut prendre en compte le fait qu'il peut changer, ne pas avoir la même valeur d'une semaine ou d'un mois sur l'autre, devenir très important, devenir insignifiant... et cela en fonction de l'actualité.


Des éléments inter-dépendants, en permanente évolution

Quelques éléments changeants caractéristiques d'une veille d'actualité (cliquez sur l'image pour voir quelques exemples d'éléments inter-dépendants):

  • les sujets changent tout le temps: ils apparaissent et disparaissent
  • les mots clés sont fonction des sujets: des nouveaux mots clés selon l'actualité
  • les espaces sont fonction du sujet : blogs,forums, twitter, daylimotion
  • la nature des expressions est fonction des espaces: vidéos, photos, billets, groupements d'internautes.
  • les communautés sont fonction du type d'actualité et des espaces.



kamablog_veille_actu_sur_web_social_ill1

La veille d'opinion sur les questions d'actualité nécessite donc de déterminer des indicateurs stables et des indicateurs changeants, afin d'épouser et de rendre compte au mieux, des phénomènes d'opinion.

Crédits: zarkodrincic ; culture-sciences

mardi, juin 23 2009

Enjeu de veille: la personnalisation



Lu dans ''Regards sur l'IE'' n°29, de mai 2009, sur les éditeurs de logiciels de veille:

"(...) la réalité économique les contraint à développer des logiciels génériques dont la personnalisation est limité et parfois même laissée à charge des utilisateurs par le choix des sources à intégrer, seule possibilité de customisation de l'outil". Frédéric Martinet, Regards sur l'IE #29, mai 2009.


regards_ie Ce paragraphe de l'excellent article d'Actulligence m'a tout de suite plu. En effet, un des grands enjeux de la veille est indéniablement la personnalisation. La personnalisation correspond à la réponse entière aux besoins préalablement définis dans un cahier des charges.

La personnalisation intervient à plusieurs stades de la veille:

  • Personnalisation des sources à surveiller: tous les sujets (marques/personnes/thèmes) sont différents et appels une définition de corpus hyper-personnalisés.
  • Personnalisation des traitements à opérer: les indicateurs varient selon les caractéristiques des corpus, et bien sûr selon les besoins en information
  • Personnalisation des outputs: les informations utiles sont sélectionnées en fonction du destinataire.

La personnalisation est un enjeu majeur de la pertinence de la veille. J'ai l'impression que cet enjeu prend d'autant plus d'importance dans le cadre d'une veille sur le web social: les sources à surveiller et les traitement à opérer sont dictés par les mouvements de l'opinion en ligne. L'output est le reflet de ces deux étapes.

outil_multifonction Pour en revenir aux outils, il est clair que la "réalité économique" ne leur permet pas de répondre à tous les besoins des utilisateurs. Les caractéristiques du web social diffèrent d'un thème à l'autre, d'une communauté à l'autre, d'un espace à l'autre: Comme on n'étudie pas de la même façon le thème de la téléphonie mobile, et le thème des médicaments, on n'étudie pas non plus de la même façon la circulation des informations sur les blogs, et les cristallisations des conversations sur les forums. De même, les notions de visibilité, d'autorité, de circulation rapide dans les sphères sociales (généralistes et spécialisées), sont des notions propres au web social, qu'il faut considérer.

Chaque sujet, chaque thème, chaque marque, est donc bien un sujet unique dans son traitement informationnel sur le web, et aspire ainsi à un traitement particulier en terme de veille. La définition des besoins doit se traduire en fonctionnalités. Pour chaque sujet, une stratégie d'outil de veille doit donc être mis en place.

Dans ce cadre, la stratégie d'outil comprend notamment les activités indispensables suivantes:

  • combler les lacunes du logiciel, en terme de recherche, collecte, et traitement de l'information
  • intégrer et supprimer des nouvelles sources d'informations
  • adapter les fonctionnalités en fonction des circulation et des "dynamiques" d'opinion
  • ré-adapter les fonctionnalités en fonction de l'apparition des nouveaux espaces (blogs, forums, facebook, twitter....)
  • déterminer les fréquences de "mise à niveau" du logiciel

personnalisation

Ainsi, la personnalisation se concrétise via une véritable stratégie d'outil de veille, coordonnée avec la personnalisation de la veille. Une stratégie indispensable à mettre en place dans le cadre d'une veille avec outils, sur le web social.

 crédit photos: Regards sur l'IE, Wenger et Abondance

vendredi, juin 19 2009

Veille d’opinion : Choisir son outil de veille spécialisé



iexpo2009



I expo 2009. Salon incontournable pour les acteurs de la veille, notamment maintenant, de la veille d'opinion. J'ai fait mon traditionnel et annuel tour des exposants éditeurs de logiciel de veille sur le web social. J'ai pu apprécier des évolutions techniques de certains outils, mais aussi fonctionnelles ou graphiques. Même si j'ai retrouvé sensiblement les mêmes stands que l’année dernière, je constate que les outils trouvent peu à peu leur propre positionnement sur le marché des offres (recherche VS surveillance, espace d'autorité VS longue traine, modules additionnels de traitement VS intégration d'une offre d'analyse interne).

Quelques outils de veille spécialisés dans la veille sur le web social.

Linkscape de Linkfluence
AMI Opinion Tracker d'AMI software
Digimind, de Digimind
Web Influence Tracker de Lexis Nexis Analytics
MediaSpotter de Spotter
Sindup de Sindup
Synthesio de Synthesio

Une liste des éditeurs de solutions est disponible sur cadde reputation. La liste recueille davantage les acteurs de la veille sur le web social, mais certains éditent des solutions logicielles internes.

Choisir un outil

Les logiciels de veille spécialisés dans le web social tiennent une place à part dans le paysage des offres de veille et d'IE. L'enjeu, plus que de comparer les outils et leurs fonctionnalités, est de bien cadrer ce que l'on attend de la veille. Les outils ne sont pas magiques, et ne sont pas des machines à pondre des rapports. Ils sont en revanche une aide précieuse pour les étapes de recherche d'information pertinente, de traitement, d'analyse etc.

Selon les problématiques, on se dirigera vers un outil de recherche d’information, ou un outil de surveillance d’un corpus de sources défini. Les outils parfois combinent ces deux types d'accès à l'information.

Lister les objectifs de la veille sur le web social, et les besoins en information est une étape primordiale, qui permettra d'éliminer au fur et à mesure des l'étude des outils, les solutions logicielles qui ne vous conviennent pas. Bien sur, l'objectif principal de l'utilisation d'un outil de veille est de faire gagner du temps (automatisation des tâches).

Les questions indispensables avant d'étudier les solutions: cadrer les objectifs particuliers de la veille

Sur l'objet de la veille:

  • Qu’est-ce qu’il faut surveiller ? une marque ? un thème ? un marché ?
  • Est-ce que mon sujet est beaucoup discuté ? quels sont les thèmes les plus importants ?
  • Existe-t-il une communauté d'experts sur mon produit/ sujet? quelle importance leur accorder?

Sur les besoins en information:

  • De quelles informations ai-je besoin ? des informations quantitatives ? qualitatives ?
  • Qui est mon public cible ?
  • Comment vais-je traiter les données ? par public ? par espace ? par sujet "saillant" ?
  • Quelle importance accorder aux signaux faibles ? aux tendances lourdes ?
  • Quelles études pour les dynamiques d’opinion ? la circulation de l’information ? le traitement des sujets ?
  • Suis-je intéressée par un traitement sémantique ? un traitement cartographique ?

Sur les espaces à surveiller

  • Que faire de la presse ? les nouveaux médias ? les blogs, les forums ? les réseaux sociaux ? les vidéos ? les dépêches AFP? les commentaires?
  • Que faire avec Twitter, Facebook?
  • Quelle est la communauté la + importante pour mon sujet ? quels sont ses espaces de discussions privilégiés ?
  • Est-ce qu’il faut surveiller un corpus de sources prédéfinies en amont ?
  • Est que mon sujet suggère de s'attacher particulièrement aux blogs d'autorités? ou également aux blogs de la longue traine?

Le bon cadrage d'une veille permet de savoir exactement ce que l'on attend d'un outil spécialisé. Il n'y a pas de bons ou de mauvais outils, il n'y a que des outils qui correspondent ou non à nos attentes et à nos besoins !

dimanche, février 22 2009

Représentation 3D du web social


Voici ma proposition pour la mise en place d’une stratégie de veille d’opinion à l’aide d’une représentation 3D.

Ce schéma n'a pas la prétention de représenter la complexité du web social, mais bien de schématiser les dimensions du web social à considérer lors de l'élaboration d'une stratégie de veille d'opinion.

Faites tourner l'image en 3D à l'aide de votre souris !
Merci à Davodafone pour le dessin et la technique...


La représentation 3D du web social permet de prendre en compte les dimensions essentielles pour mettre en place des axes de veille d’opinion sur le web social.
Nous avons choisi de représenter 3 dimensions:
* Des hommes : les communautés
* Des expressions : les opinions
* Des moyens d'expressions : les espaces

Le web social doit être considéré comme un ensemble uni des dimensions qui le composent. Isoler les dimensions d’un sujet sur le web permet d’établir un plan de veille d’opinion, et d’adapter ses outils de recherche, de veille et d’analyse selon la nature des informations à traiter.
En effet, la veille d’opinion doit considérer les lieux et les teneurs des expressions, mais aussi leurs auteurs et leurs positionnements dans les communautés d’appartenance. C’est l’ensemble de ces considérations et analyses qui forment les caractéristiques d’une veille qualitative des opinions en ligne.

Ainsi, les avis exprimés peuvent avoir un impact différent, au regard de leur auteur (autorité, implication dans la communauté...). De même, les avis rayonnent différemment selon leur lieu d’émission (blog/ forum, sites d’avis de conso). Il est important donc d’évaluer les dimensions des sujets en ligne, pour analyser les teneurs et les portées des messages diffusés sur le web.

Déterminer les lieux d’expression, la teneur des expressions, et les groupes d’internautes qui les expriment, permet de cerner les éléments essentiels pour la mise en place de veilles d’opinions.


Indication sur les éléments graphiques

L'élément central

web3D_main.JPG* L'élément central est constitué d'avis (atomes), qui, associés par des liens divers (bâtons), forment une sphère (molécule).
* Cette molécule est le résultat de l'agrégation des caractéristiques des liens (hypertextes, amicaux, thématiques, ...), des espaces (blogs, forums, facebook....) et des communautés (politique, immobilier, people....). Nous l'appelons donc "molécule sociale".
L'élément est composé de trois "couches", représentées par les schémas-reflets sur les parois "espaces", "communautés" et "opinions".


Les projections sur les parois : Les projections sur les parois correspondent l’isolation des éléments constitutifs des molécules sociales.

La paroi « communautés »

web3D_communities.JPG* Les communautés sont représentées par des cercles de couleurs.
* La paroi « communautés » reçoit le reflet des molécules sociales du point de vue communautaire. Ainsi, la projection représente les communautés identifiées qui prennent la parole sur ce sujet. Au même titre que les molécules sociales sont entremêlées, les trois projections se coupent facilement.



L’identification des communautés est nécessaire pour mettre en exergue, analyser et pondérer les discours des auteurs.

La paroi « espaces »

web3D_spaces.JPG* Les espaces sont représentés par des cercles gris.
* La paroi « espaces» indique les nombreux outils à l’aide desquels les internautes s’expriment (twitter, facebook, blogs...). La projection des espaces sur la paroi correspond à l’identification des espaces sur lesquels s’expriment les idées.




L’identification et l’isolation des espaces permettent de déterminer les techniques et outils de veille correspondants à leur nature.

Le sol « opinions »

web3D_opinions.JPG* Les opinions sont représentées par des tâches de peinture.
* La paroi « opinions » est une peinture des avis et idées des molécules sociales, façonnées par les caractéristiques de communautés (implication dans le sujet, autorité) et d’espaces (portée de diffusion d'un blog, appel à la conversation d'un forum…).



L’identification des opinions est nécessaire à l’analyse de l’évolution des tendances.


Enfin, derrière les parois (faites tourner la vue 3D avec votre souris! :-) ), deux nuages de tags indiquent quelques exemples d'espaces et de communautés.web3D_spacewall.JPGweb3D_commwall.JPG

Conclu !
L'objectif de ce schéma est de proposer de façon simplifiée, un découpage "tri-dimensionnel" du web social aux veilleurs. Ce schéma ne constitue évidemment pas une Vérité, notre point de vue est subjectif, nos représentations aussi. J'espère cependant que ce schéma sera utile à quelques uns!

vendredi, février 20 2009

veille d'opinion sur Facebook: axes de mise en place

Voici en vrac quelques questions fondamentales pour initier une veille sur Facebook. .

logo_facebook

La veille sur Facebook est un terme générique qui appelle, comme sur le web social, plusieurs veilles, : veille image, veille de réputation, veille de mobilisation etc.etc.

FB fonctionne comme tous les réseaux sociaux, ils est fait de connections entre les internautes, de différentes formes et de différentes natures. Mettre en place une veille sur FB c est définir les objectifs de la veille, les espaces du réseaux, savoir suivre les mouvements d'opinion. et savoir laisser laisser une place à la serendipité, Car Fb est une sorte de web dans le web.

Pour une étude ponctuelle, bien sur, toutes ces questions ne sont pas indispensables.

Mais pour une veille des mouvements à plus long terme, la veille se doit d'être encadrée, pour une automatisation et une méthodologie optimale. FB est un espace en mouvement continu et les méthodologies qui lui sont appliquées doivent coller à ce mouvement continuel.

Voici donc quelques pistes de réflexion dans le cadre d'une mise en place d'une veille d'opinion sur FB.

* Comment surveiller cette gigantesque plateforme?
* Quel outil employer pour surveiller cette plateforme?
* Surveiller des groupes? des fan pages? des évènements?
* Surveiller ou rechercher?
* Quel moteur de recherche plugger dessus (le moteur de recherche est vraiment naze pour ne pas dire nul)
* Ou rechercher? les expressions du mur ou celles des forums?
* Quel impact sur la veille d'opinion/ de réputation/ de mobilisation?
* Quelle valeur accordée aux mouvements initié ou prolongés sur FB?
* Comment intégrer les dynamiques d'opinions de FB dans mon système de veille?
* Comment intégrer les nouveaux indicateurs dans mon système?
* Quelle méthodologie de veille?
* Quelle automatisation possible?
* Quelle implication personnelle pour l'accès à l'information utile?
* Quel cadre juridique pour l'aspiration de contenus?
* etc.

L'intégration d'une source ou d'un espace dans le système est plus ou moins aisé selon les systèmes de veille mis en place.

Mais FB, c'est + qu'une simple source, C'est un nouvel espace d'échange, de nouvelles dynamiques, de nouveaux mouvements d'opinion, qu'il faut savoir intégrer, tant d'un point de vue outils et systèmes de veille, que d'un point de vue analyse des opinions et des tendances.

L'intégration de cet espace dans le système de veille est fondamental pour la veille image des entreprises et des personnes.

recherche et veille sur le web social: des activités convergentes

Suite au billet d'aref qui publie un très bon schéma sur les outils de veille qui permettent d'élaborer une stratégie de veille de réputation en ligne, je me suis posée la question de la frontière entre recherche et veille à l'ère du web social.

democratisation_rss Et bien la frontière n'est pas (plus?) si grande que cela. Comme je le disais dans mon commentaire suite à son billet, ce sont les flux rss des résultats de requête qui permettent à ses outils, à la base, de recherche, de pouvoir être considéré d'outils de veille.

Donc, comme à peu près tous les nouveaux moteurs de recherche se dotent maintenant de flux RSS des résultats de requête, il devient très facile de surveiller les recherches, et de connaitre au fur et à mesure les résultats de la requête en flux rss. Même Google, pour une fois très en retard sur la techno, propose maintenant ce service de résultats des requêtes par flux rss (résultats très décevants quand même)

La connaissance des mises à jour des informations sur le web est donc grandement facilité par les technologies RSS. Le traitement et la capitalisation des infos est aussi en voie de démocratisation, avec des plateformes plus ou moins poussées (plateformes de lecture, plateformes de traitement, plateformes d'analyse).

La veille se démocratise grâce, en partie, au développement des usages des flux.

Les activités de recherche et de veille ne sont plus des activités distinctes. Le schéma : 1: recherche d'information/ 2: mise en place de la stratégie de veille, n'est plus d'actualité. Les veilleurs et les internautes vont et viennent de l'un à l'autre, sans trop de distinction.

La frontière, devenue floue, devra à terme, s'effacer complètement, pour qu'à l'ère du web social, les usagers puissent suivre les mouvements, les dynamiques, et les évolutions de leur territoire de recherches, et ainsi coller au plus près du web social.


*****

Quelques outils de recherche, devenus outils de veille, sur le web social, que je conseille: feedmyserach, backtype, et socialmention

Crédits: Ifeedgood

- page 1 de 7