Depuis quelques temps j'observe que les collectivités territoriales cherchent à mettre en place des stratégies de communications qui englobent de plus en plus le web social.
Cette volonté d'insertion dans le web social se traduit par la mise en place de stratégies de communication 2.0:
- Espaces participatifs pour le marketing territorial (blogs, forums, page Facebook), comme Dreux Agglomération, ou la CRCI Languedoc-Roussillon
- Veille des espaces sociaux (veilles de réputation/ veilles des retombées des actions de comm), comme Nantes ou Rennes.
Ces avis de marchés témoignent de la volonté des collectivités de faire participer et d'écouter les internautes. L'objectif est de "chouchouter" ses administrés. La veille d'opinion appliquée aux collectivités revêt des singularités spécifiques et surtout locales. Voici donc quelques enjeux de veille sur le web social pour les collectivités.
Le web social ou la "foule connectée"
Les politiques de collectivités sont au cœur des préoccupations des administrés : leurs compétences, leurs actions, leurs priorités touchent directement la vie quotidienne des administrés. le web social est un espace moteur d’attention, d’alerte, d’échange. La foule connectée met à l’agenda, corrige, impose des angles, se mobilise, rend compte autrement… Et forme ainsi une opinion publique connectée.
Des thématiques proches des citoyens
Les projets des collectivités, en terme d'actualité, de politique, d'urbanisme et plus globalement de vie locale sont présentés, traités et commentés sur le Web social.
Il est néanmoins important de noter que toutes les thématiques ne sont pas traitées avec la même ampleur. Les thématiques de la vie quotidienne (transport, commerce) sont davantage discutées que les thématiques de stratégie et de positionnement de la ville (Ville européenne, labels, jumelage ou "ville fleurie").
Des thématiques émanant des collectivités … et des internautes
Les projets locaux proposées par les collectivités amènent les internautes à réagir en ligne: ils expriment leurs accords, leurs désaccords avec telle ou telle initiative
Mais les événements peuvent également être organisés par les internautes, comme les fameux apéritifs Facebook. L’actualité des collectivités est maintenant également forgée par les citoyens qui s’expriment, s’organisent et se mobilisent en ligne.
Des actions en ligne transposées dans la vie publique
Les mobilisations en ligne peuvent rapidement être transposées hors ligne, comme les actions du réseau Education Sans Frontières, qui mobilise les citoyens à la fois en ligne et hors ligne. Pour les collectivités, les mobilisations peuvent également venir de riverains mécontents, qui peuvent s’organiser en ligne, via des pétitions, des blogs ou des forums de discussions, et ainsi se retrouver concrètement pour manifester ou déposer une pétition.
C’est une tendance lourde qu’il convient de prendre en compte.
Des sujets sensibles ou polémiques spécifiques pour les collectivités
Si ce web social est un terreau extraordinaire de formation de l’opinion, c’est également le point de départ possible de buzz négatifs et de retournements, voire de crispation de cette opinion publique. En effet, les internautes ont le pouvoir de mobiliser leurs pairs par des moyens en ligne (vidéo virale, pétition, groupe Facebook) : ils ont à portée de main un porte-voix pour exposer leurs préoccupations et faire entendre leurs revendications. La réputation des collectivités se forge dès lors que leurs compétences et initiatives (urbanisme, logements, culture…) sont discutées en ligne.
Une activité nécessaire pour l'écoute et la gestion des préoccupations des citoyens:
- suivre les préoccupations des internautes sur tel ou tel thème (construction d'un centre commercial, mise en place de bornes wifi....)
- comprendre les dynamiques d’opinion sur le web social: quelles sont les communautés qui se le plus impliquées dans le débat?
- anticiper la diffusion d’informations sensibles : dans quelle mesure cette pétition peut-elle faire du bruit? comment répondre au plus vite et au plus vrai aux revendications des citoyens?
Voir aussi (il y a très longtemps) mon billet veille et intelligence territoriale
I expo est plus que jamais l'incontournable des salons pour tout professionnel de la veille. Entre
Je ne suis pas contre l'automatisation des analyses de tonalités, mais d'expérience, je rencontre régulièrement des "cas" de sujets qui ne pourront jamais être analysés de façon automatique, notamment les mobilisations d'internautes sur le web social, et notamment "les mobilisations positives". En effet, au delà des technologies d'analyses syntaxiques et sémantiques, c'est l'analyse qualitative qui révèle toute la subtilité des mobilisations et permet une compréhension fine des enjeux de ces mobilisations.
Les mobilisations sont les revendications issues de groupes d'internautes (groupes Facebook, pétitions en ligne.....) qui circulent sur le web social et invitent les autres internautes à se joindre au "combat".
Par exemple, une pétition qui à première vue semble négative pour une institution/ une marque, mais qui revêt de multiples facettes positives et qui mène à des réflexions bien plus subtiles que le simple positif/ négatif des tonalités exprimées par les internautes.


Vendredi dernier, je suis intervenue auprès des étudiants du master 2 de
Un des cotés les plus passionnants de la veille sur le web social est bien sûr l'analyse des informations et de leur circulation en ligne. Mais comment caractériser des informations? par le type d'information (photos, vidéos, texte, lien...) ou par l' espace de diffusion (blogs, forums, twitt, groupe facebook, etc)?


Il y a quelques temps, j'avais écrit un billet sur
Au-delà de l'entretien technique propre à l'édition du logiciel et à son bon fonctionnement (souvent assuré par l'éditeur lui-même), le veilleur doit à mon avis effectuer des "mises à niveaux" courantes, mais néanmoins indispensables pour une veille d'opinion pertinente.
Le bon fonctionnement d'un logiciel de veille tient à sa mise à niveau constante aux nouvelles problématiques du sujet ou aux nouveaux espaces.
Hier, Camille de
La veille d'opinion permet donc de prendre connaissance des territoires numériques et de sa présence en ligne, pour collecter des informations clés, et pour diffuser des messages.
Cela faisait longtemps que j'avais envie d'écrire un billet sur les nouveaux métiers qui découlent du web social. En écrivant 

En surface, il est courant de voir les internautes se passer de l'écriture de l'élément pointé: l'internaute use facilement des mots "de substitution" pour pointer vers des éléments illustrant son propos. > Par exemple, il est courant de lire "comme je l'ai dit 
La recherche des mots clés dans les liens est depuis l'arrivée des
Les tinyurl étaient souvent utilisés pour les services de microblogging, compte tenu de manque de caractère disponibles dans les messages. Mais depuis peu, les internautes les utilisent également dans les billets, commentaires articles, ou messages de forum.





Ce paragraphe de l'excellent article d'
Pour en revenir aux outils, il est clair que la "réalité économique" ne leur permet pas de répondre à tous les besoins des utilisateurs.
Les caractéristiques du web social diffèrent d'un thème à l'autre, d'une communauté à l'autre, d'un espace à l'autre: Comme on n'étudie pas de la même façon le thème de la téléphonie mobile, et le thème des médicaments, on n'étudie pas non plus de la même façon la circulation des informations sur les blogs, et les cristallisations des conversations sur les forums.
De même, les notions de visibilité, d'autorité, de circulation rapide dans les sphères sociales (généralistes et spécialisées), sont des notions propres au web social, qu'il faut considérer.

* L'élément central est constitué d'avis (atomes), qui, associés par des liens divers (bâtons), forment une sphère (molécule).
* Les communautés sont représentées par des cercles de couleurs.
* Les espaces sont représentés par des cercles gris.
* Les opinions sont représentées par des tâches de peinture. 













